15 mai 2006
H/1. Entre les deux, le Krétin balance
Les devoirs faits, Raquel a entrepris d'apprendre à danser à Heïdi.
-Tiens, Didi, monte sur mes pieds, je vais te conduire
C'est quoi comme danse, ça Raquel ?
-La marche, tu vois bien
Moui... tu es sûre que ça lui servira ? Tu ferais mieux de lui apprendre le smustle. Moi ce que j'en dis... Oh, et puis, tu as vu l'heure, Krétine ? Les enfants devraient être au lit, demain, il y a de l'école, et je te rappelle que toi, tu commences à 8 heures. Vous feriez mieux de faire comme Robin qui monte sagement se coucher.
Quentin Krétin regarde les étoiles dans le télescope... sans le télescope. S'il continue, il deviendra le digne fils de son père. Il a gagné des points de logique sim, et la logique des Sims, hein ?
On voit ce que ça donne.
Un bon moyen pour lire dans les pensées des Sims, c'est de surveiller leurs rêves, paraît-il. Si seulement c'était aussi simple. Robin rêve de... Robin. Ca veut dire quoi ? Qu'il se plaît bien ? Qu'il aime sa chemise verte à carreaux ? Il est plus simple de jeter un oeil sur ses désirs. Et les désirs de Robin c'est : Avoir 20/20, bien grandir, jouer avec Raquel et devenir le meilleur ami d'Heïdi.
C'est un brave petit Krétin. Plus Quentin devient bête, plus il devient sage.
Et Heïdi, à quoi elle rêve, Heïdi ? Ah, Heïdi rêve d'Heïdi. Même problème, même solution, allons regarder dans ses désirs : Elle aimerait bien avoir 20/20 aussi, devenir la meilleure amie de Robin, jouer avec Chloé, parler avec Raquel. C'est jouable. On ne peut pas dire qu'elle demande la lune.
C'est bien, ma petite Krétine, voilà des désirs bien raisonnables.
Avec Raquel, ça se complique. Elle ne rêve de rien ni de personne. Il y a bien eu un petit cauchemar où j'ai cru reconnaître Christine Coste, mais c'est fini, c'est du passé. Elle passe une nuit tranquille en prenant garde à ne pas abimer son chignon. Côté désirs, rien de transcendant : Embrasser Hamon, se faire draguer par Hamon, donner une fête et que Didi lui ramène un joli 20/20.
Mais ça, c'est pas encore pour demain. Après-demain, peut-être ?
Ah-ben toi, mon Krétin, pas besoin de se poser de questions, hein ? On lit dans tes rêves à livre ouvert. Vérifions quand même par principe : Redevenir le meilleur ami de Françoise, draguer Françoise, inviter pour un rendez-vous, faire crac-crac dans la baignoire folamour. Ben ??? Pourquoi tu rêves de Dorothéa si c'est Françoise qui t'intéresse ?
Il y a là quelque chose qui m'échappe.
Tiens, les grands esprits se rencontrent. Françoise est justement de passage. Mais... bizarre, la poubelle est renversée et je n'ai pas vu passer Christine. Serait-ce qu'elle cacherait son jeu, la Françoise ? Serait-ce qu'elle serait assez finaude pour faire bonne figure par devant et ses coups en douce par derrière ?
Tout s'éclaire ! Non, il fait encore nuit ? Simple façon de parler.
Hamon Krétin, je voudrais pas dire, mais... j'ai l'impression qu'elle t'en veut. Ah, ben ça promet de pas être triste, entre toi qui te figures qu'elle a oublié qu'elle t'a pris la main dans le sac et elle qui ne rêve que de vengeance.
Vivement demain qu'on rigole un peu. La nuit va me sembler longue, moi.
Ah, enfin une qui se réveille. Bonjour ma Krétine ! Toujours partante pour la conquête du petit mari ? C'est beau la confiance ! Superbe indifférence. Ah, toi, mon Krétin, avant d'aller prendre ta douche, -j'ai bien dit "ta douche" et pas le bain à bulles auquel tu penses-, tu vas aller ramasser la petite poubelle. Vi-vi, je sais bien que tu n'y penses pas, mais je ne tiens pas à traumatiser toute la famille avec l'invasion des cafards. HAMON KRETIN !! Tu vas où là, comme ça ? Et les ordures ? C'est peut-être moi qui vais les ramasser ? -Oui-bon, t'avais dit la poubelle, t'avais pas parlé des ordures. -Bonjour mon chéri, bien dormi ? Tu as fait de beaux rêves ? -Et toi, chéri, tu commences à quelle heure ? Hamon Krétin, qu'est ce que je vois ? Tu as changé tes désirs ! Quelle girouette tu fais. Comme dirait l'autre, c'est pas le clocher qui fait avancer la brouette, c'est le vent qui fait tourner la girouette. Maintenant, tu voudrais inviter Françoise ou Dorothéa au choix, toujours l'histoire du crac-crac mais surtout embrasser Raquel. Ca t'inspire les sous-vêtements, on dirait. Alors, allez-y, ne vous privez pas. Mais avant... tu vas lui faire un petit coup de drague puisqu'elle aime ça. -Raquel, je te trouve très en beauté ce matin Ben ! Qui te demande de te retenir ? Embrasse-là, Krétin, au contraire. -Bon, ça y est, elle est partie. On s'occupe de mes désirs un peu ? Alors... qui je vais bien pouvoir inviter ? Françoise ou Dorothéa ? Dorothéa ou Françoise ? -Oh, Hamon, ça faisait si longtemps que tu m'avais laissée sans nouvelles, méchant ! -Ah mais-si, où avais-je la tête ? C'est délicat de s'essuyer avec sa manche, Krétin. -Tu es toujours aussi magnifique Dorothéa, un rien t'habille, même avec cette blouse... Au fait ? Et si tu l'enlevais ? Tu sais que la baignoire folamour nous tend les bras ? On pourrait jouer à galipette pouet-pouet, sous l'eau, qu'est ce que tu en dis ? -Hamon, quel dragueur tu fais ! Si j'ai bien compris le sous-entendu, tu aimerais me voir en maillot de bain ? -Heu... Dorothéa, je crois que t'as pas tout compris, là. Je t'ai déjà vue en maillot de bain, souviens-toi. Nan, l'important dans le sous-entendu, c'était pas ça. -Non-mais, ça va pas ! Tu restes des semaines sans donner de nouvelles, et quand ENFIN, tu te décides, tu voudrais me sauter dessus, dès mon arrivée. Mais pour qui tu me prends ? -Bon ben, salut, alors. On se rappelle. -Mais t'as pas entendu ? Elle veut pas faire crac-crac. Bon-ben moi, je veux plus d'elle non plus. Maintenant, je veux draguer Françoise, embrasser Françoise, faire mon cinéma à Françoise. C'est quand même pas toi qui vas décider pour moi ? C'est pas des machines, les hommes, quand ça n'inspire pas, ça n'inspire pas.
Nan-nan, tu ne vas pas te préparer UN bol de corn-flakes. Je te rappelle que vous êtes cinq à la maison. Et les autres aussi, ils vont vouloir leur petit déjeuner.
Alors, si tu en préparais six, hein ? Qu'est ce que tu en dis ?
Mon ironie la laisse de marbre.
Mais c'est pas vrai ! Ca ne pense à rien.
Soupir
-Mmm, ça peut aller. Dis-donc Raquel, tu commences bien à 8 heures, ce matin ?
-Oui, pourquoi ?
-Oh, pour rien. Ca fait de bonne heure.
-A qui le dis-tu ?
-Normalement 22 heures, mais aujourd'hui, je suis en congé
-Tu parles d'horaires ! Tu ferais bien de chercher un autre travail
-Tu rigoles ? Avec le temps que j'ai mis à devenir pique-assiette professionnel. Trois jours de congés par semaine ça vaut bien des petits sacrifices.
-C'est comme si c'était fait !
Oui-ben, c'est pas la peine de rouler des mécaniques. C'est pas un exploit de draguer sa femme, surtout quand elle n'attend que ça.
-C'est vrai Hamon ?
-Oui-oui. Si je ne me retenais pas...
-Qu'est ce que tu ferais ?
-Je t'embrasserais !
Je serais toi, Krétin, j'inviterais Dorothéa
-Et pourquoi Dorothéa et pas Françoise ?
Pourquoi ? Tu demandes POURQUOI ? Ben peut-être parce qu'en plus de l'inviter, tu voudrais la draguer, elle. Et peut-être aussi parce que tu as rêvé d'elle toute la nuit. Et peut-être encore parce que ta Françoise...
-Bon, d'accord. J'invite Dorothéa. Allo, Dorothéa ? Viens vite me rejoindre à la maison, je meurs d'impatience de te voir, toi, toi et rien que toi.
-C'est toujours un plaisir de te voir, Hamon. J'arrive dans une minute.
-Tiens, j'ai déjà vu cette blouse quelque part.
-Ca m'étonnerait, je viens de l'acheter
-Ah ? Je croyais. Pourtant...
-Hamon, tu ne m'embrasses pas ?
Pourquoi ? Elle bave Dorothéa ?
Tes désirs sont des ordres, mon cher.
Heu, comment dirais-je ? On peut faire bien des choses dans une baignoire.
Si tu vois ce que je veux dire.
Hamon Krétin, je crois qu'elle a trèèès bien compris le sous-entendu cette fois.
-Dorothéa, reste ! Ne pars p... tiens, Françoise !
Tu es sûr de vouloir la renvoyer Krétin ? Tout espoir n'est peut-être pas perdu. Consacre-lui un peu plus de temps. Elle a raison, quoi ! C'est quoi ces façons ? Un compliment, un petit coup de drague et hop, je t'embarque. Mais ça ne marche pas comme ça, une femme. Tu devrais réviser le mode d'emploi.
Je t'en ficherais de l'inspiration. BON, tu veux Françoise, va pour Françoise ! Et... bonne chance, Krétin !
18 mai 2006
H/2. De pelle en râteau
-Françoise, hep Françoise !
-C'est moi que tu appelles, Krétin ?
-Oui. Bonzour, ma Françoise, chérie-adorée, d'amour.
-Ote toi ça de la tête, Krétin ! JE NE SUIS PLUS ta Françoise-chérie-adorée, d'amour. Tu as la mémoire courte, Hamon. Tu as oublié la paire de claques que je t'ai donnée au restaurant des familles ? Réfléchis bien.
-Heu, une paire de claques ? Peut-être bien... mais ça va, je t'en veux pas. Les claques, ça va, ça vient. Des fois, ça part plus vite qu'on ne voudrait.
-Nan-nan, celle-là elle est partie en plein accord avec mon plein gré.
-M'enfin Françoise, l'autre soir, pour l'anniversaire, m'a semblé que c'était oublié, tout ça
-Ben, il t'a mal semblé. J'allais pas te faire une scène devant ta femme et tes mômes. Mais y a rien d'oublié du-tout, tu peux me croire.
Je te l'avais dit, Krétin, je te l'avais dit ! (jubile).
-Tais-toi Fonsine !
Françoise, Françoise, ne pars pas. J'ai eu tort de regarder cette femme. Je m'excuse, allez, va, je m'excuse. On ne va pas se quitter comme ça.
-Tu t'excuses, Krétin ?
-Oui, je m'excuse, et tu vois, je m'excuse encore
-Bon, alors, si tu t'excuses...
-Tu restes ? On est redevenus amis ?
-Amis, amis... faut le dire vite. Mais bon, je veux bien rester un peu.
-Ah, merci, Françoise, merci ! Que serais-je devenu sans toi, sans ton amour, sans...
-Ho ! Ho ! HO !! J'ai dis je veux bien rester un peu. J'ai pas dit que j'étais prête à avaler ton baratin. Alors, les grandes déclarations... à d'autres ! Il est rentré de l'école Robin ?
-Robin ? Non, il devrait pas tarder. Pourquoi tu me parles de Robin ?
-Parce qu'il est charmant ton fils. Il m'a fait très bonne impression. Tu as de la chance d'avoir un fils comme lui, Krétin. Je me demande de qui il tient. Bon, je vais l'attendre au billard. Quand il arrivera, fais-moi signe.
-Hé-hé, elle est folle de moi, ça crève les yeux. Futé, le coup du petit Robin ! Je vais aller faire une petite toilette pendant qu'elle fait sa partie de billard. Et si je l'embrasse pas d'ici la fin de la soirée, je m'appelle plus Krétin.
Moui... ben moi, je parierais pas. Tu vas me faire le plaisir d'oublier cette histoire de baiser. Tu as eu ta journée pour l'embrasser, c'est pas maintenant que les enfants vont rentrer de l'école que tu vas t'y mettre.
Les résultats de Quentin sont excellents. Com-ment il se la pète !
-Allez, grouillez de descendre du car les petits, vous avez des devoirs à faire.
Et les tiens de devoirs ? T'as un peu tendance à les oublier ces derniers temps, si je n'étais pas là, hein, Quentin Krétin ?
-Je peux pas être partout, je m'entraîne pour l'orchestre de l'école de musique. Je viens d'être nommé premier violon, faut de l'entraînement
Tu as bien dit "violon" ? Tu me laisses perplexe. Un piano, une batterie, Robin qui nous tanne régulièrement avec sa basse, mais... jamais vu de violon chez toi.
-Au revoir, mademoiselle Céleste
-Au revoir Robin. Il est bien mignon, ce petit Krétin, toujours bonjour-au revoir, ça fait plaisir....
Elle ne s'y fera jamais, la Céleste ! Alors, et toi, Robin, toujours 20/20 ?
-Oui, et ça serait bien si on m'achetait une basse pour me récompenser. Pourquoi, on veut pas m'acheter de basse ?
Je te l'ai déjà dit, Robin Krétin : Y a pas de place !
-Et moi, combien qu'elle m'a mis aujourd'hui, la maîtresse ? 14/20. Oh-nooon ! Quand c'est que j'aurai 20/20 ?
Patience, Heïdi, patience. Tes notes sont en hausse, tu vas le décrocher ton 20
-Voui-mais, c'est que je suis pressée, moi. J'aimerais teeellllement qu'on me félicite !
Ca viendra, Heïdi, ça viendra, tu tiens le bon bout. Surtout que tu as le désir de faire tes devoirs. Et tu es bien la seule, d'ailleurs. Je te prie de croire que tes frangins ont de la chance que je les oblige à travailler pour les conserver, leurs 20/20.
-Rha, le Quentin, il se presse toujours de monter le premier avec ses grandes jambes, pour mettre ses devoirs sur le bureau. Et moi, les miens, j'en fais quoi ? Hein, j'en fais quoi ? Ben tant pis, je les pose par-terre, na !
La petite Krétine est en progrès, elle aussi a monté ses devoirs
-Voui, moi aussi, et moi aussi je les pose par-terre. Pourquoi c'est toujours Quentin qu'a le droit au bureau ? C'est pas juste !
Heïdi Krétine, lève le nez ! Regarde là, droit devant toi. Tu le vois pas le bureau qui sert à rien ?
-Ah, celui-là ?! Nan, il me plaît pas ! Hein, il nous plaît pas, Robin ? Nous ce qu'on voudrait c'est celui de Quentin
M-mmmais, c'est le même !
-Voui-mais c'est pas celui de Quentin !
Quentin a ramené un camarade à la maison. Ils tiennent des conversations de mecs
-Woah, dis-donc, elle est bien roulée la meuf ! C'est ta mère ?
-Nan, c'est Françoise, une copine à mon père
-Elle est encore pas mal pour son âge. Moi à ta place, elle dirait oui, je dirais pas non. (rire gras).
-Qui ça ? Françoise ? Ben-non, tu vois, c'est pas mon genre. Je suis déjà paré question nana
-Ben alors, si tu permets, moi, elle m'intéresse, cette Françoise
-Te prive surtout pas pour moi.
C'est quoi, ce camarade Quentin ? Il m'a l'air bien déluré, pour son âge
-Lui ? C'est rien, je le connais à peine. Ne t'en fais pas Fonsine, il se vante. Il a même pas de copine.
-Bon, tu permets que je me concentre ? ça se corse, là. Question filles, il n'y connaît rien, mais question billard, c'est un pro.
Alors, demande-lui des conseils, tu finiras peut-être par la décrocher la bourse du billard
-Pour quoi faire ? J'ai pas besoin de bourses, j'ai papa et maman derrière
Pour quoi faire ? Tu le verras bien, quand tu seras à l'université... Si un jour tu vas à l'université.
HAMON KRETIN ! C'est ça ta "petite" toilette ?! Mais c'est pas vrai, aucun progrès ! Sors du bain et plus vite que ça. Il y a le repas à préparer.
Tu vas où comme ça, Krétin ?
-Ben ! Je vais préparer le repas, c'est bien ce que tu m'as demandé, non ?
Et tu as besoin de faire le grand tour par le jardin ? Attends, attends, qu'est ce que je vois ? Jette un petit coup d'oeil par la fenêtre de la salle de bain.
-Ben quoi ? C'est Quentin qui prend un bain à bulles. Il se civilise
Il se similise, tu veux dire. Pour UNE fois, qu'il y en avait un qui se distinguait, il faut qu'il rentre dans le lot.
-Keuf, keuf ! Keuf ! Tiens, voilà que je tousse, j'ai dû attraper une cochonnerie. Houlala, houlala, je suis malade, je suis tout noué. Je vais aller me détendre au lit.
Non, tu ne vas pas te détendre au lit ! C'est pas parce que tu as toussé trois fois que tu es à l'article de la mort. Ca t'inquiète moins quand c'est Robin.
-Robin, lui, c'est de la comédie. Mais moi, si je tousse, c'est que je suis pas bien.
-Ah, Hamon, où t'étais passé ? J'étais sur le point de m'en aller
-C'est pas de ma faute, Françoise, je suis malade
-Tu as pourtant l'air en pleine forme
-J'ai l'air, mais j'ai pas la parole. Je suis malade, je te dis, je suis malaaaade. Mais l'autre bourreau de Fonsine, veut pas en entendre parler.
-Keuf, keuf, keuf. Bon, j'ai compris, moi, je vais me coucher. ET C'EST PAS LA PEINE D'ESSAYER DE M'EN EMPÊCHER, je suis malade, je vais me coucher ! De toute manière, je peux pas faire ce que j'avais programmé.
Tiens, j'entends Raquel qui rentre.
Ma Krétine est d'humeur coquine. Elle est encore sous le charme du baiser langoureux du matin. Toute la journée, elle a raconté à ses copines du commissariat que ce soir, ce serait fête galante à la maison.
Oh, la déception ! Non seulement Hamon est au lit, mais il y a cette Françoise installée dans la salle à manger. Pas moyen d'être tranquilles chez soi. Mais qu'est ce qu'il avait besoin de l'inviter aujourd'hui ? Oooh, elle commence à lui plaîre, la Françoise, elle va te la virer vite-fait. Elle ne comprends donc pas qu'elle gêne ?
-Alors, Françoise, et ce commerce ? Les affaires sont bonnes ? Enfin, la question ne se pose pas. Si vous êtes encore là, c'est que vous n'êtes pas débordée, n'est ce pas ?
-Je n'ai pas encore commencé. J'hésite à me lancer
-Vous voudriez ouvrir un commerce à domicile ou vous iriez au centre ville ?
-Je ne sais pas encore Quentin. Il faut que j'étudie la question.
-Mmmm, ça sent bon ! Qu'est ce que c'est qu'on mange ?
-C'est du chili, Didi, je ne sais pas si tu vas aimer, c'est très épicé tu sais.
-C'est quoi ton aspirateur, Françoise ?
-Aspiration, Didi, on dit aspiration ! J'aspire à la popularité, comme ta maman. C'est pas mal pour le commerce, on est en contact avec plein de gens
-A condition, de ne pas être toujours chez les mêmes. N'est ce pas Françoise ?
-Heu... pourquoi dites-vous ça, Raquel ?
-Comme ça. Comprenne qui pourra
-Bon, je crois que je vais y aller, là. Merci de votre charmant accueil.
-Tu n'y es pas allée un peu fort avec Françoise, maman ? Tu aurais pu la vexer
-J'y peux rien, elle m'énerve !
-Moi, je la trouve gentille, Françoise. Miam, c'est bon le chili, qu'est ce que je me régale.
-Rho Quentin, tu es dégoûtant ! Tu ne peux pas faire ça ailleurs ?
-Hé-hé, c'est ça le problème avec le chili, c'est bon, mais ça donne des gaz
-Moi aussi, je vais péter maman ? Hein, dis, moi aussi je vais péter après ?
-Didi, on ne parle pas de péter à table !
-Qui parle de péter ?
-Ah, Hamon, tu es levé. C'est à cause de ton chili, tu as dû mettre la dose d'oignons
-Oignons et haricots rouges, ça fait un mélange détonnant
-Hi-hi-hi, toujours le mot pour rire. On ne te changera pas !
-Oh, Raquel, Raquel, tu sais que je t'aime, toi !
- Hamon, attention, pas devant les enfants, quand même ! Les enfants, allez vous coucher votre père et moi avons à parler.
-... Et puis Quentin, il arrêtait pas de péter, et puis papa est arrivé et maman a rigolé, et puis ils se sont embrassés et puis...
Heïdi Krétine, ce n'est pas le moment pour la revue de détails. Tu as entendu ce que ta mère t'a dit ? Allez, zou ! Au lit !
-Voui, Fonsine.
Woah, quel calme ! Hé-bien, finalement, il l'aura eu son crac-crac dans le bain à remous, le Krétin ! Et moi, je vais en profiter pour aérer un peu.
27 mai 2006
H/3. Ca ne vole pas haut
-Tu travailles aujourd'hui chéri ?
- Sais pas. Je me tâte
Sûr qu'en regardant dans tes désirs, c'est pas l'envie de bosser qui prime. Alors, tu voudrais faire quoi, mon Krétin, à part redevenir le meilleur ami de Françoise ? Faire crac-crac au lit ou appeler Françoise pour bavarder, et... ? Gagner un point de compétence. Miracle ! Y avait longtemps et je sais bien en quoi tu vas le gagner : Il y a la douche à réparer.
Et toi, ma Krétine, qu'est ce qui te ferait vraiment plaisir ? Faire crac-crac avec Hamon, faire une nouvelle rencontre, donner une fête et qu'Heïdi ramène un 20/20. La routine, quoi.
Puisque vous en rêvez tous les deux, vous avez le feu vert mes Krétins. Mais ne vous endormez pas sur le bifteak, faudrait pas que Raquel loupe la navette pour le boulot.
Le petit déjeuner avalé, Raquel s'apprête à partir
- Bon, quand faut y aller, faut y aller. Je te confie la maison chéri, sois bien sage
- Mais, je suis toujours sage, Raquel. Allez, allez, file vite, ils ont besoin de toi au commissariat
- Et toi chéri, qu'est ce que tu vas faire ?
- J'ai un petit coup de fil à passer, après, je sais pas... peut-être lambiner.
- Nan, pas possible ! Elle t'a dit ça ? Elle a osé te dire ça ? Ne t'occupe pas d'elle Françoise, tu viens ici quand tu veux, c'est pas Raquel qui commande, je suis quand même le chef de famille. Tu peux venir maintenant si tu veux...
NON ! PAS QUESTION !
- Non ? Comment ça non ?
Non, elle ne vient pas maintenant. Tu as ta douche à réparer pour gagner ton point de compétence
- Mais je m'en moque de mon point de compétence. T'as qu'à vérifier, j'ai bien dû changer d'idée
Hé-nan, tu n'as pas changé d'idée, parce que j'ai pris la précaution de la bloquer. Je me doutais bien que ça ne durerait pas les promesses d'ivrogne du matin.
Vas me réparer cette douche, et plus vite que ça, Krétin !
- Quel malheur, quelle misère ! Comme si y avait rien de plus intéressant à bloquer. Faire crac-crac, CA, ça vaudrait le coup, y a rien qui me met de meilleure humeur. Mais un point de compétence pour 1 000 malheureux petits points de rien du tout... Tu cesses tes jérémiades et tu fais ce que je t'ai demandé, Krétin ! C'est encore moi qui décide des priorités. - Bon, alors qu'est ce qu'elle a cette douche ? Ah, c'est que ça ! Juste un petit joint à changer. Je vais te réparer ça vite-fait bien fait, moi, tu vas voir. - Et voilà ! Je peux inviter Françoise, maintenant ? - Bon sang de cochonnerie de saleté de douche ! Ca fait rien que de me contrarier. Tu vas arrêter de fuir, oui ?! TU-VAS-ARRÊTER-DE-FUIR ! Après avoir réparé et gagné son point de mécanique, mon Krétin se frotte les mains et s'apprête à quitter la pièce. - Oh, papa, y a de l'eau partout, tu veux que je t'aide à nettoyer ? - C'est bien Didi. Fais attention, il en reste encore dans ce coin là - Où que tu dis qu'il en reste papa ? Moi j'adooore laver par-terre - Et pourquoi je serais gêné, puisqu'elle aime ça ? C'est elle qui le dit. D'ailleurs personne ne lui avait rien demandé, t'as pas remarqué ? Elle s'est proposée d'elle-même. J'en étais sûre. Sors de ce bain immédiatement ! La journée s'est déroulée normalement, Hamon qui s'est partagé entre le téléphone, le billard et le canapé, et Raquel est rentrée du travail avec une nouvelle collègue. Mon Krétin a quand même réussi à faire quelque chose d'utile de sa journée : il a préparé du chili, sa spécialité. Heïdi joue tranquillement avec sa copine Chléo. Tandis que Quentin joue au billard, Robin décide d'aller se coucher. Il n'est toujours pas en forme, sa maladie est bien réelle, il n'y a que son père pour ne pas le voir. - Ouais, du chili ! Bon-ben, Chloé, je vais aller manger maintenant. On se voit demain à l'école ? Tu voudras bien être ma meilleure amie, dis ? - Chouette des fayots, on va encore jouer de la trompette ! - Ca veut dire quoi, maman, "ça ne vole pas haut" ? - "Ca ne vole pas haut", ça veut dire que c'est un peu lourd. Ce n'est pas un sujet bien intéressant, tu comprends Didi ? - Hi-hi, ben moi, je vais monter mon orchestre, j'ai la trompette et la batterie, manque plus que la basse de Robin. - Je veux bien aller me coucher, mais je veux qu'on vienne me border, a déclaré Heïdi. Quentin, l'a accompagnée et lui donne le baiser du soir.
Et voilà quoi ? Voilà rien du tout Krétin. Ca fuit toujours, je te signale.
Et toi, tu vas arrêter de taper comme un sourd sur la tuyauterie, oui ?! C'est minutieux la plomberie, c'est pas le chantier de démolition.
- Bon-ben voilà, réparé-fini-terminé, expédié !
Hep mon Krétin ! Tu n'oublies rien ?
- Ben quoi ? Qu'est ce que je dois faire encore ? (soupir à fendre l'âme)
Et la flotte, Krétin ? C'est peut-êre bien moi qui vais l'éponger ? (lève les yeux au ciel).
- Si tu veux Didi, si tu veux. Prend un balai et une serpillère, on sera pas trop de deux.
"On sera pas trop de deux" moi je vois que c'est Heïdi qui fait tout le travail. Tu n'as pas honte ? T'es pas gêné ?
Hé, c'est pourtant vrai ça, ma pauvre Heïdi. J'ai bien peur que ta Krétine de mère ne t'ait refilé son gêne du ménage. HAMON KRETIN, où tu vas, là ?
- Tiens; regarde bien, Chléo, je vais te faire un saut périlleux au ras du sol. Tu regardes bien ? Après, si tu veux on jouera aux fantômes.
- A TAAAABLE ! Les enfants, venez, il y a du chili !
- Bien sûr Heïdi, tu es ma copine préférée, alors.
- Quentin, on a une invitée, tu ne pourrais pas parler d'autre chose ? Ca ne vole pas haut comme conversation.
- QUENTIN !!! Tiens, c'est malin, tu as fait fuir ma collègue avec tes histoires de trompette. Allez vous coucher, les mômes, moi je vais m'occuper de la vaisselle.
- Dors bien Didi, fais de beaux rêves. Demain c'est l'anniversaire de Robin, il faut être en forme pour la fête.
16 juin 2006
H/4 : Robin a bien grandi
Rha, tu ne pouvais pas attendre que Raquel organise la fête Robin ? C'est quoi ces façons de grandir en Suisse, sans tambours ni crécelles ?
- J'en pouvais plus d'attendre Fonsine. J'était trop pressé d'avoir un téléphone portable comme Quentin. Je tiens une de ces formes ! Finalement, c'était pas une maladie que j'avais, c'était une poussée de croissance.
Tu me rassures. Mais vas voir ta mère, elle va être si déçue, la pauvre.
- Tu n'es pas couché Quent... ROBIN ! C'est toi ? C'est bien toi ?
- Hé-oui, maman, c'est bien moi, le petit Robin, qui a bien grandi
- Ce que tu es bôôôô mon fils ! Attends, j'appelle ton père, HAAam...
- NON !
- Non ? Tu ne veux pas que je l'appelle ?
- Non, maman, non. Je préfère lui faire la surprise demain, parce que ce soir... parce que j'aimerais aller en ville et je tiens pas à ce qu'il me serre la vis comme à Quentin. Pas trop déçue pour la fête ?
- Quelle fête ? Aaaah, la fête d'anniversaire ! Ben tu vois, j'y pensais même plus.
C'était bien la peine que je m'inquiète pour toi, Krétine.
Robin Krétin, puisque tout le monde se fiche de ton anniversaire comme de l'an quarante, je vais te le fêter, moi. Qu'est ce qui te ferait plaisir, dis-moi ? -Waouh ! T'as vu la vendeuse, Fonsine ? Super-nana, qu'est ce que tu en dis ? - Salut, je suis Robin Krétin, et j'ai bien grandi depuis tout à l'heure - Ben, parce que je préfère savoir le nom de la fille que je vais embrasser langoureusement - Ah-bon, tu trouves que je m'y prends mal ? - Salut, ça te fait rien si je m'assois à côté de toi ? - Beau temps, tu trouves pas ? Quoique... à bien y regarder, il y aurait bien quelques petits nuages. Mais je pense pas qu'il va pleuvoir... tu crois qu'il risque de pleuvoir, toi ? (Hé Fonsine, ça va ? Je vais pas trop vite, là ?) Nan-nan. Bon, ça suffit, Robin Krétin. Parler de la pluie et du beau temps, pourquoi pas ? Mais faudrait pas t'éterniser, non plus. Tu ne vois pas que ça ne la passionne pas plus que ça ? Parle-lui d'autre chose. A la bonne heure, tu as trouvé : le sport, la mode, la musique. Tu vois bien que tu avais d'autres sujets de conversations. Maintenant, si tu veux toujours draguer, demande-lui comment elle te trouve. - Comment tu me trouves ? - Beurk, non, je peux pas, je peux pas !
- Ben tu vois, comme j'ai une aspiration à la famille, en plus du téléphone portable dont je t'ai parlé, j'aimerais faire une nouvelle rencontre, draguer et embrasser une fille. C'est comme si c'était fait, Robin. Tu n'as qu'à te rendre à Connectisims, il y a toujours des ados qui traînent dans le coin.
J'en dis que tu as bon goût, Robin Krétin, tu veux que je te donne un coup de main ?
-Nan-nan-nan, je vais me débrouiller tout seul, je suis grand, maintenant.
Ok, je te laisse faire alors.
- Ah-oui ? Je suis bien contente pour toi
- Et toi, comment tu t'appelles ?
- Michelle Boulanger, pourquoi ?
Langoureusement, rien que ça, Krétin ! Tu crois pas que tu vas un peu vite, là ? D'ailleurs Michelle est de mon avis. Si tu ne t'y prends pas mieux que ça, tu vas faire fuir toutes les filles.
Un peu, oui ! Tiens regarde, voilà une autre ado, essaye de faire connaissance. Mais ne brûle pas les étapes cette fois. Vas-y doucement, marche sur des oeufs.
- Tu t'assois où tu veux, t'as pas besoin de demander la permission.
- De quoi ??? Je lui dis que j'ai bien grandi ?
Nan, cherche autre chose.
- Je trouve super craquant, si tu veux le savoir
- Ah-oui ? Alors tu serais d'accord pour que je m'entraîne à embrasser ?
- Je demande pas mieux.
Comment ça, tu ne peux pas ? Elle t'a dit qu'elle était d'accord, tu n'as pas entendu, petit Krétin ?
-Oui-mais, moi, elle me plaît pas cette fille. C'est pas du tout-du tout mon genre.
Tu ne pouvais pas le dire avant ?
- Tu m'as rien demandé, je te signale.
D'aaaccord ! Bon-ben, pour le premier baiser, tu repasseras. Il est l'heure de rentrer maintenant. Ca m'apprendra à essayer de rendre service !
29 juin 2006
H/5 : Robin tient le bon bout
Ca va mon Krétin ? Je dérange pas ?
Il est bientôt deux heures de l’après-midi, les enfants sont à l’école et Raquel au travail, et lui, il en profite pour faire une grasse matinée à rallonges. Alors, qu’est ce qui lui ferait plaisir, au Krétin, à part de dormir comme quelqu’un qui aurait la conscience tranquille ?
Faire crac-crac, et refaire crac-crac, dans la baignoire, dans le lit, n’importe où mais crac-crac.
Mais à part ça ? Draguer, n’importe qui et… parler à Raquel.
Ah quand même ! Tu te rappelles que tu es marié.
Bon, ben, y a pas urgence. Dors !
Ah, voilà le bus scolaire.
Dis-donc, tu as l’air bien content de toi Robin Krétin, tu as eu 20/20 ?
- Oui-mais, c’est pas pour ça que je suis content. Je suis content, parce qu’enfin, je rentre à la même heure que Quentin, et il va voir ce qu’il va voir, le frangin, je vais lui rendre la monnaie de sa pièce.
Tu me fais peur. Il va voir quoi ?
- Tu verras, Fonsine, tu verras…
- Et voilà, gagnéééé !!! C’est moi le prem qui ai posé mes devoirs sur le bureau.
- Ben, tu t’embêtes pas, Robin. Et où je pose mes devoirs, moi ?
Quentin Krétin, -simple suggestion- : Y A UN AUTRE BUREAU ! Vous n’avez pas l’air de le savoir.
- Oui, il prend de la place pour rien. On s’en est jamais servi.
J’avais remarqué !
- Alors, pourquoi tu le gardes ? Tu dis toujours qu’on manque de place. Tu pourrais l’acheter la basse à Robin.
Il y pense toujours ?
- Ben oui, et maman aussi, si tu veux le savoir. Elle voit pas pourquoi tu t’obstines.
- Bon, alors, je les pose où, mes devoirs ?
- Tu te débrouilles, hé-hé, tu les mets par terre. Comment je faisais quand j’étais petit ?
- J’ai une meilleure idée. Je te joue la place au billard.
- D’accord !
Méfie-toi, Robin, c’est un piège. Quentin a des années de billard derrière lui, alors que toi…
- Qui ne tente rien n’a rien. Et aux débutants les mains pleines.
Bon, j’ai rien dit !
- Pourquoi tu es contre moi, Fonsine ?
Je ne suis pas contre toi, Quentin, je trouve que ce n’est pas très correct de lui proposer ce marché.
- Hi-hi, on se défend comme on peut. Je vais lui mettre une de ces pâtées, il va voir qui c’est le chef.
- Ecrasé le frangin, qu’il va être, aplati, battu à plate couture.
T’as vu comment il tient sa queue ? On dirait une canne à pêche !
Je t’avais prévenu Robin, tu vas te faire battre.
- C’est pas encore dit. Attends, je regarde comment il s’y prend. Voui-voui, je vois ça. J’ai oublié de mettre de la craie.
Il est observateur, mon Robin.
- Et voilà, j’ai gagné ! Qu’est ce que je t’avais dit, hein ?
- Explique-moi comment il peut avoir gagné en tenant sa queue comme un manche. Tu l’as aidé, avoue !
Nan, je te jure qu’il a gagné tout seul. C’est pas bien d’être mauvais perdant Quentin. Comme dit Robin : Aux débutants les mains pleines et la chance sourit aux audacieux. Et toi, tu vas devoir lui laisser le bureau, Quentin.
Sur ces entrefaites, Heïdi est rentrée de l’école.
- OUAIS !!! Ca y est, je l’ai eu mon premier 20/20 !
Normal, Heïdi, tu demandes toujours à faire tes devoirs. Pas comme tes frères qu’il faut pousser. Eux, les devoirs, ils n’y pensent jamais.
- Où il est papa, qu’il me félicite ?
Tiens-oui, où il est le Krétin ?
Pam, palala, pam palala, pam palala, couac !
Tu joues du piano, mon Krétin. Tu ne t’es pas aperçu qu’il était tout désaccordé ?
- Ca peut faire ?
Ca peut faire que ça nous casse les oreilles. Tu ferais bien d’appeler le réparateur.
- Un réparateur, et puis quoi encore ? Tu crois qu’on a la bourse à Rothschild ? Ca me rend malade rien que d’y penser.
Depuis quand tu es près de tes sous, Hamon Krétin ?
- Je suis pas près de mes sous. Je dépense quand il faut dépenser, mais là, je trouve que c’est de l’argent de fichu en l’air. On peut encore s’en servir du piano, non ? Bon-ben, alors, le réparateur, c’est pas une nécessité.
- Papa, papa, je suis la première ! J’ai eu 20/20 à l’école
- Ah-ben, pas trop tôt.
- C’est comme ça que tu me félicites ?
Oui, elle a raison la petite, c’est comme ça que tu la félicites, Hamon Krétin ? Tu pourrais montrer un peu plus d’enthousiasme. Surtout qu’elle a du mérite, élevée comme elle a l’a été.
- Laisse-moi le temps de réaliser. WOUAOUH ! 20/20 ! T’as bien dit VINGT SUR VINGT ?
- Oui-ben, c’est trop tard maintenant, je crois plus que tu es vraiment content.
- Mais si, je suis content, Didi, je suis drôlement content, même. Tu seras comme ton père, ma fille : UN GENIE !
Oui-bon, ça va les chevilles, Krétin ?
Ah, tu es rentrée, Raquel Krétine. Qu’est ce que tu fais dans le jardin ?
- Je descends tout mon répertoire pour annoncer la bonne nouvelle à mes amis : J’ai eu une promotion : je suis responsable des douanes. Je me rapproche de l’ultra-sim.
Bon, ben tarde pas trop. Quand tu auras fini, tu pourras appeler le livreur. Le frigo est presque vide.
- Je me dépêche, et je l’appelle. Tu as bien fait d’en parler, je n’y pensais pas.
Tiens donc !
Pourvu qu’elle ne soit pas trop longue, j’ai toujours le Krétin sur le feu avec ses envies de crac-crac.
-OUILLE-OUILLE-OUILLLLLLLE !
Quoi, qu’est ce que c’est ? On dirait que ça vient de la cuisine. Si c’est les garçons qui se battent…
Ben, c’est toi, qui cries comme ça, Hamon Krétin ? Qu’est ce qui t’arrive ?
- J’ai mal, Fonsine, j’ai MAAAAL !!! C’est comme si je m’étais assis sur une planche de fakir. J’ai les fesses en compote. Ca manque de confort les planches de fakir. Houla que je manque de confort !
- Tu n’as qu’à prendre un bain. PAS A BULLES, HEIN ! J’ai dit un BAIN !
- Aaaah, ce qu’on est bien dans son bain, je me sens revivre !
Ca manque un peu de bulles, mais-bon.
- ALORS KRETINE, c’est bientôt fini, le répertoire ?! Heureusement que je t’avais demandé de te dépêcher.
- Oui-ben faut ce qui faut ! Je veux devenir la meilleure amie de Roland je-sais-pas-quoi et de je-sais-plus-trop-qui, ma collègue de l’autre soir, alors, je leur raconte ma vie, comme on dit.
Et le livreur ?
- Le livreur, il peut attendre. Ils sont ouverts 24h/24 à l’épicerie.
- Quel crétin, mais quel crétin ce livreur ! Ca vous prend souvent de faire le tour par derrière pour vous présenter à la porte du garage ? Vous pouvez pas sonner à la porte d’entrée comme tout le monde ?
- Moi je vais au plus près : La seule porte où y a pas de marches à grimper. Pas de ma faute si c’est celle du garage, ma’ame Krétine.
- Trop feignant pour grimper quatre marches, il se brossera pour le pourboire, ça lui fera les pieds !
- Et voilà, ni-vu-ni-connu-je-t’embrouille, c’est rangé !
Ah, parce que TOI, mettre le panier de livraison dans le frigo, tu appelles ça ranger, Krétine !
- Ben-oui, t’avais jamais remarqué ? Je mets le panier, et le lendemain… tadadam tout est rangé comme par enchantement. Ca t’en bouche un coin, hein, Fonsine ?
Mmmm, faudra que tu me donnes la recette.
Oyez, oyez, mes Krétins, ça y est je vous l’ai achetée la basse ! J’ai revendu le bureau qui ne servait pas et… Ah-bon, tout le monde s’en fiche maintenant ? On se dérange même pas pour la voir ?
C’était bien la peine de la réclamer à cors et à cris. Ce sera quoi la prochaine lubie ? Je parie pour la guitare. A moins que ce ne soit la machine à bulles. Ce serait encore bien le genre d’Hamon.
26 juillet 2006
H/6 : Il n'y a pas de bonheur parfait.
Qu’est ce que tu fais Raquel Krétine ?
- Je me détends en me roulant les pouces, tu vois bien.
Oui, je vois ça. Tu es sûre-sûre, que t’as rien trouvé d’autre à faire ?
- Quoi par exemple ? J’ai appelé tous mes amis, j’ai pris ma douche, les enfants jouent tranquillement… Nan, je vois pas.
Et le dîner ? Qu’est ce qu’ils vont manger, les enfants ?
- Aaaah, le dîner ! Ben-nan, tu vois, ce soir, le cuisinier, c’est Hamon.
Holà, il faut que j’aille voir ça. J’espère qu’il ne va pas encore leur faire son maudit chili. Ne pas le brusquer surtout, pour une fois qu’il prend une bonne initiative.
Qu’est ce que tu leur prépares de bon, Hamon Krétin ? Du chili ?
- Est ce que ça ressemble à du chili ? Est-ce qu’il y a des tomates ? Des poivrons ? De la viande hachée ? Nan, alors c’est pas du chili. Ce soir je me lance dans la dinde, je vois pas pourquoi j’attendrais le réveillon. Rhaaaa, cochonnerie d’oignons, ça pique les yeux ce truc là.
Je ne voudrais pas jouer les rabat-joies mais… tant pis, je me lance : C’est pas un peu compliqué pour toi, la dinde, mon Krétin ? Rappelle-toi quand tu as essayé de cuisiner le saumon.
- Le saumon, c’était le saumon, là c’est de la dinde, aucun rapport ! Suffit de surveiller le four, même Robin pourrait y arriver.
Robin, je dis pas, mais toi…
- Mmmm, qu’est ce qu’on va se régaler, qu’est ce que ça sent b… HAN-NAN, ça sent le brûlé maintenant. Pourtant j’ai bien suivi la recette, je suis même pas allé décrocher le téléphone. Je comprends pas. Qu’est ce qui se passe ?
- Mais c’est pas possible, je comprends pas. Regarde, elle est même pas cuite ! T’y comprends quelque chose, toi Fonsine ?
Nan. Je suis comme toi, ça me surprend. C’est peut-être ton four qui est mal réglé. Comme tu ne veux pas faire venir le réparateur… Estime-toi heureux de n’avoir pas mis le feu à la cuisine, une fois de plus.
- Il est bien où il est le réparateur ! Han-naaaan ! Elle est carbonisée. Ca va être moins bon, forcément. Ben tant pis, on la mangera quand même, y aura juste qu’à enlever la peau. Les enfants, à TAAABLE ! Venez manger la bonne dinde à papa.
LES ENFANTS, J’AI DIT : A TAAABLE ! Qu’est ce qu’ils sont encore en train de fabriquer ? Si en plus d’être trop cuite elle est froide et que les mouches s’y mettent, difficiles comme ils sont, je les connais, ils vont tordre du nez dessus.
Tu veux que je t’aide Hamon Krétin ? Attends, je vais les chercher.
Robin Krétin, tu n’as pas entendu ton pè… ah-non, bien sûr, tu ne peux pas entendre avec ce truc. ENLEVE-MOI CE WALK-MAN ! Tu veux finir complètement sourd ? T’as raison, ça ne te changera guère, tu portera un sonotone, ça te fera toujours quelque chose à te fourrer dans les conduits.
Ah, on s’entend mieux. Ton père t’appelle pour passer à table.
- A table ? Ben-non, désolé, je peux pas !.
Comment ça, tu ne peux pas ? C’est quoi, cette nouveauté ?
- Je peux pas, je peux pas ! J’attends ma copine Tifanie.
Ta copine ? Quelle copine Tifanie ? C’est une camarade de lycée ?
- Ben-nan, du cybercafé tu te rappelles pas ? La fille en rose.
Mais… mais je croyais qu’elle ne te plaisait pas. -J’ai l’impression de ne plus rien comprendre à rien, moi.
- Elle me plaisait pas comme petite amie, mais comme copine, elle me va tout à fait. Alors je l’ai invitée et je l’attends. Je passerai à table quand elle sera là.
Heïdi Krétine, à table !
- Minute, je joue avec mon petit navion.
- Y a pas de minute ! Tu poses cet avion, qui n’en est pas un, et tu passes à table. Ooooh, ça commence à bien faire, la rébellion. Voilà ce que c’est que de leur laisser trop de liberté : Ils ne savent plus obéir.
- Qu’est ce qu’on mange ? J’ai une faim de loup !
- De la dinde à papa. Mais je te préviens, Robin, elle est paaaaas booooonnne !
- Grumpf ! Mais c’est immangeable ! C’est horrible ! Comment tu peux avaler ça ?
- Ben, y a que ça à manger !
- Je crois que j’ai pas très faim, Robin, tu m’excuseras,
- T’es toute excusée, Tifanie, faut être fou pour manger ça, autant avaler du goudron. Allez-hop, débarrasse Didi, je vais vous cuisiner autre chose, moi !
- Ca c’est pas gentil pour papa. Il croyait qu’elle serait bonne la dinde. Moi je l’ai mangée quand même ! Si on avale vite, ça coule.
- Ca sent le brûlé, nan ? Qu’est ce qui sent le brûlé ?
- Ah, maman, tu arrives bien, tiens ! Tu mangerais ça, toi ?
- Ca quoi ?
- Tu vois Didi, on sait même pas ce qu’on mange.
- Aaaah, c’est de la dinde ! Ta sœur a raison, Robin, tu devrais te forcer un peu. Papa serait vraiment déçu, il croyait nous faire plaisir.
- Ben c’est raté !
- Pour vous faire plaisir, je vais en manger un peu, madame Krétine.
- Tu es mignonne, Tifanie. Allez Robin, toi aussi sois gentil, fais un effort, finis ton assiette. Là, tu vois, c’était pas si terrible.
- C’est toi qui le dis !
- Faut bien reconnaître que c’était pas très bon, Raquel.
Dis-moi, Raquel, qui c’est ce type qui se mêle des oignons de la famille ?
- C’est Romuald, une nouvelle connaissance. Comme je rêvais d’inviter quelqu’un, j’ai alpagué le premier-venu sur le trottoir.
Tu fais la vaisselle, Heïdi Krétine ? C’est bien, ça. Surtout que personne ne t’a rien demandé.
Ils l’ont faite sur mesure cette gamine. Elle mange du charbon sans se faire prier, elle débarrasse, elle fait la vaisselle…
- Nan, je fais pas la vaisselle, nan ! Y a juste que je pose le plat par terre pour débarrasser le plan de travail.
Oui-bon, il n’y a pas de bonheur parfait !
- Papa, papa, je peux dormir dans votre lit ? Pour une fois, papa, pour une fois !
J’ai mangé toute ma dinde, même qu’elle était un peu brûlée.
- Non, tu ne peux pas ! Combien de fois faudra-t-il vous le dire. Votre lit, c’est là-haut ! Ici, c’est NOTRE lit ! Allez, zou, file dans ta chambre. C’est quoi ce chantage ? … Raquel ne fais pas semblant, je sais que tu dors pas et moi j’ai une de ces envies de crac-crac !
21 août 2006
H/7 : Un amour de Robin
Alors, mes Krétins, c’est le grand amour ? Ca vous a plutôt réussi le crac-crac d’hier soir, on dirait. Je sens que la journée va être belle. Qu’est ce qui vous ferait plaisir ? Jouer ensemble ? Parler ensemble ? Refaire crac-crac ensemble ?
Je t’en fiche !
Nan, ce qu’il veut monsieur Krétin, c’est faire crac-crac avec 5 Sims, pas moins. Et à part ça, inviter Dorothéa ou Françoise pour un rendez-vous, Raquel ne vient qu’en toute dernière position avec juste une petite envie de la draguer. Quant à Raquel, son homme occupera toutes ses pensées… si elle arrive à devenir la meilleure amie de tout le quartier avant.
Et toi, mon Robin ? Qu’est ce que tu as décidé de beau pour occuper ton samedi ?
- Ben tu vois, là je me fais des crêpes. On n’est jamais si bien servi que par soi-même !
Elles sont appétissantes, tes crêpes mon petit Krétin. Dommage que tu n’en aies fait que pour toi.
Robin, c’est le digne fils de Raquel, il aime faire la cuisine et le ménage. Celle qui lui mettra le grappin dessus n’aura qu’à s’en féliciter.
Qu’est ce que je vous disais ? A peine ses crêpes avalées, il va faire la toilette des WC sans que je ne lui ai rien demandé. Il est bien ce petit, pas comme son père…
Regardez-le, non-mais regardez-le se prélasser dans son bain à crasse.
T’as pas remarqué que la baignoire était crado Krétin ?
- Ca peut faire ? Ca n’empêche pas de se laver.
Avec un bain à bulles, par dessus le marché ! Tu vas me faire le plaisir de sortir de là tout de suite et de me nettoyer toute cette saleté. Rha, il s’arrange pas avec l’âge.
- Ce qu’elle m’énerve avec sa maniaquerie. La crasse, y a bien qu’elle qui la voit !
- Là, voilà ! Ca te convient comme ça ?
Ah-ben, oui, quand même, c’est nettement mieux.
- Moi je vois aucune différence, mais si ça peut te contenter. Tu vois, je suis de bonne composition, je te contrarie pas moi, madame Fonsine.
- Et même que je fais mon côté du lit, sans que tu m’aies rien demandé. Alors, qu’est ce qu’on dit ?
On dit : t’aurais pu faire les deux côtés, ça t’aurait pas beaucoup fatigué.
- Jamais contente !
En plus d’être un parfait petit homme de maison, Robin est aux petits soins pour sa sœur.
- T’as l’air toute triste, Didi. Pourquoi t’es triste ?
- Je suis toute triste, parce que j’ai personne pour jouer avec moi maintenant que t’es grand.

- Mais faut pas être triste, voyons ! Tu veux que je t’apprenne à danser ?
- Je sais pas.
- Viens, je vais t’apprendre à danser, tu verras c’est drôle.
- A qui tu téléphones, Robin, à Tifanie ?
- Nan, à Michelle. Ca fait deux fois qu’elle me refuse un rendez-vous, non, trois ! J’essaye de rattraper le coup en lui parlant de choses et d’autres.
- Et voilà, elle a accepté. Je t’ai déjà dit que Tifanie c’est qu’une copine.
Michelle c’est autre chose : Elle me plait.
Ca c’est du Krétin tenace ou je m’y connais pas.
- Bon, qu’est ce que tu fais Fonsine ? Tu viens avec moi, ou pas ?
Et comment que je viens avec toi. Ton premier rendez-vous, tu penses, je ne veux pas rater ça.
- T’as vu comme elle est belle cette fille ! J’ai la trouille qu’elle m’envoie bouillir.
Ah, bien sûr, si tu t’y prends comme la dernière fois. Mais je suis là, ne t’en fais pas, je te soufflerai ce qu’il faut faire.
- T’as pas besoin de souffler, je vais me débrouiller.
- Bonjour, Michelle, je suis drôlement content que tu soies venue.
- T’es la plus belle fille que j’ai jamais vue. Je suis fier comme tout que t’aies accepté mon rendez-vous.
- Oh, Robin, tu vas me faire rougir. Tu me trouves vraiment belle ?
- Voui, je suis sincère. Tu me plais beaucoup. Mais j’ai peur de gaffer comme l’autre fois. Je te proposerai pas de t’embrasser tout de suite. Tu me crois ?
- C’est à cause de mon aspiration à la famille, tu vois. Je suis pressé-pressé de trouver la femme de ma vie.
- Nan, c’est pas vrai ! T’as une aspiration à la famille ? Moi aussi !
- Ouah, ça tombe bien alors, on est vraiment faits pour s’entendre.
Psst, vous avez vu l’air bête qu’il prend pour lui parler. Je dis rien pour ne pas le troubler, mais j’en pense pas moins.
- T’es peut-être un peu fatiguée ? Tu veux que je te fasse un petit massage ?
- Oh-oui, ça me détendrait. Toute la journée derrière ma caisse, j’en ai plein le dos.
- Attends, ça va mieux là, comme ça ?
Il s’y prend bien le petit Krétin. Il l’a invitée à danser un slow et il sait garder les mains là où il faut pour ne pas risquer de se faire rembarrer. Il va peut-être réussir à l’avoir son premier baiser.
- Dis, je peux t’embrasser maintenant ?
- Quoi, là devant tout le monde ?
- Voui, ça me fait rien si on nous regarde. J’ai trop envie de t’embrasser.
Ce qu’ils sont touchants tous les deux. Me voilà toute émue, moi. Il s’est bien débrouillé le petit Krétin.
- Yesss ! I’m the best !
Un peu de modestie Robin, tu vas me faire regretter ce que je viens de dire.
Il est rentré à l’heure où Hamon et Kentin partaient au travail.
- T’as l’air bien content de toi, Robin. On peut savoir ce qui te rend si heureux ?
- J’ai embrassé une fille, frangin. Et attention, pas n’importe laquelle ! Michelle Boulanger, la plus belle des belles. Tu pourras plus faire le fanfaron avec ta Zabelle. On est à égalité, maintenant : un baiser partout.
- Oui, ben quand t’en seras au langoureux tu pourras parler. Bon, moi je file, je bosse moi !
Pourquoi tu fais cette tête Hamon ?
- Nan-mais t’as pas vu dans quoi je suis obligé d’aller bosser ? Où elle est ma limousine de 6 mètres de long ? C’est dans les assiettes ou les poubelles que je vais piquer ce soir ?
Hé-hé, c’est le carrosse de Kentin. T’as déjà oublié que tu avais commencé comme ça ? T’as la mémoire courte Hamon Krétin.
- J’ai envie de dormir ! J’ai les yeux qui piquent.
Qu’est ce que tu attends pour aller te coucher, Heïdi Krétine ? De tomber raide sur le carreau ?
- J’attends que mon papa il rentre du travail pour aller lui faire un petit bisou. Je préfèrerais mourir debout que de rater ça.
Ca pourrait bien arriver. Non-mais quelle famille, je vous jure. Quelle famille de crétins !
20 octobre 2006
H/8 : Un Krétin d'un nouveau genre
Les jours passent... toujours les mêmes crétineries. Un soir, Hamon Krétin rentre du travail et aperçoit un chien sur le trottoir. Il a tout pour leur plaire ce chien, peureux, idiot, paresseux et surexcité à ses heures. Un bon chien de bons Krétins.
- Qu’est ce que c’est que ce clebs, Fonsine ?
Vas le voir mon Krétin, n’aies pas peur, il va pas te mordre, il est trèèèès affectueux.
- Pfffft, j’ai pas peur ! Pourquoi j’aurais peur ? L’a pas l’air bien méchant. Oui, t’es un bon chien-chien... Allez, rentre chez toi maintenant, t’es mignon. Il est mignon, mais l’a pas l’air malin-malin, qu’est ce que t’en penses ?
...
- Je sais pas ce qu’il fout, il est encore là...
- Qui ? Qui ? Qui c’est qui est encore là, papa ?
- Je sais pas Didi, une espèce de clebs.
- Un chien ?! UN CHIEN !! Faut que j’aille voir ça !
- Non, Didi non ! L’attire pas ici ! On veut pas de chien à la maison. Personne n’y a jamais pensé, personne n’en a jamais demandé, il a rien à faire chez nous.
- T’as l’air mignon, le chien, comment tu t’appelles ?
Regarde sur son collier, Didi, c’est marqué.
- Coooor…niaud ! Tu t’appelles Corniaud ? C’est pas très joli comme nom, ça ! T’habites où Corniaud ? T’as pas de maison ?
- T’as peut-être faim ? Tu veux un biscuit ?
Attends... j’en ai toujours qui traînent dans ma poche. Tiens !
- A qui tu parles, Didi ? Oh, un chien !
- Oui, c’est Corniaud, maman. Il est gentil. Je crois qu’il est à personne.
- Mais-non, Didi, s’il a un collier, c’est qu’il est forcément à quelqu’un.
- Attends, je regarde... 9, Rue de Traviole, mais... c’est chez nous ! Comment ça se fait qu’il habite chez nous et qu’on soit pas au courant ?
Ca se fait que ce chien, je l’ai choisi essspécialement pour vous mes Krétins. Il a tout pour s’intégrer à la famille, enfin... j’espère.
- Oh-ben alors... t’as l’air bien gentil, Corniaud, mais ça m’étonnerait qu’Hamon soit d’accord.
- Pourquoi il serait pas d’accord, maman ? C’est bien un chien. Tu veux que je lui demande ?
- A mon avis, tu perds ton temps, ton père n’aime pas les imprévus. Si ça ne vient pas de lui, c’est non d’avance.
- Papa-papa, on lui dit de rentrer, au chien ? On peut lui dire, dis papa ? Hein ? Hein ? On le fait rentrer, papa ?
- Arrête-moi si je me trompe, là. Tu me demandes d’adopter un chien qu’on connaît ni d’Eve ni d’Adam. Que personne n’a jamais demandé, auquel personne n’a jamais pensé, dont personne ne veut s’occuper... ben-non, tu vois, c’est non !
- Ooooh, papaaaa ! Je le voudrais, moi. Je l’aime déjà Corniaud.
- Corniaud ? Parce qu'il s’appelle Corniaud, en plus ! Tu crois qu’on est pas assez à la maison ? Et qui c’est qui s’en occuperait ? Pas moi, en tous cas !
- Moi !
- Toi, Robin ? T’as pas assez de travail avec tes études ?
- Moi, je veux bien m’en occuper, j’ai déjà le désir de l’emmener en promenade, alors, tu vois...
- Et moi j’ai le désir de lui faire un geste d’affection...
- Toi, Didi, tu restes en dehors de ça ! Je parle avec Robin.
- Mais tu te rends pas compte du travail que c’est un chien ! Faut tout lui apprendre ! Si c’était juste le caresser, je dirais pas non, mais là... Et puis, un animal ça fait des bêtises, ça pisse partout, ça bouffe les meubles, ça se couche sur les lits, ça fait des trous dans le jardin... Ben nan, tout bien réfléchi, c’est non !
- M’enfin, papa, puisque je te dis que je suis prêt à m’en occuper. Et puis ça serait super pour Didi, ça lui ferait un copain pour s’amuser.
- N’insiste pas, c’est NON !
Heu... t’avais pas dit non ? Krétin ?
- Mais bien sûr, fous-toi de moi ! C’est une coalition, ils veulent tous jouer avec le chien ou caresser le chien, maintenant. En tous cas, toi, le klébard, t’as intérêt à te tenir tranquille, autrement, la porte est ouverte !
- Mais stresse pas comme ça p’pa ! Il est cool ce chien, il fait que de dormir. Après je vais l’emmener faire une promenade pour qu’il puisse faire ses besoins.
- Mmmmouais. T’as plutôt intérêt à t’en occuper.
- On-a-un-chien ! On-a-un-chien ! Et YOUPIiiiiiiiie !!!
- C’est toi qui fais ce raffut, Didi ? Ca va pas non ? Oh-nom d’un chien ! C’est Corniaud qu’a pissé par terre ?
- Nan, c’est pas Corniaud, c’est papa ! Il a encore bouché la cuvette !
- Ouf, tu me rassures ! Si c’est lui, il dira rien.
- Ouahouh, maman, je suis trop contente, je suis trop contente, si tu savais comme je suis contente ! J’ai envie de sauter, de danser, de faire la fête...
- Oui-ben, calme-toi Didi, on est pas sûrs de le garder. Ton père a bien dit : à l’essai.
- Heu... Otez-moi d’un doute, il est où le chien ?
Qu’est ce qui fait ? Y fait pas des bêtises au moins ?
- Meuh-nan, Hamon, laisse-le vivre un peu.
Il doit être dans le jardin à ronger son os tranquillement.
03 novembre 2006
H/9 : Quelle vie de chien !
Pauvre Corniaud, le voilà qui se fait sermonner
- Ha ça ! qu’est ce que c’est que ces manières ? INTERDIT DE MONTER SUR LES LITS ! COMPRIS ?! On t’a payé un panier et une niche, c’est pas pour les chiens ! Enfin… si.
Quand les autres ne pensent qu’à jouer avec lui ou à lui montrer leur affection, mon Krétin est le seul à avoir le désir de gronder Corniaud mais aussi… donner un rendez-vous, inviter Françoise, embrasser Dorothéa. Dans la famille Idéfix, je voudrais le père !
On attend que tout le monde soit parti, il a une journée pour se retourner, et je lui conseille d’inviter Dorothéa pour son rendez-vous, parce que Françoise…
- Bon toi le chien, tu te calmes ! J’appelle Dorothéa et t’as pas intérêt à cafter.
Pauvre Corniaud, s’il pouvait, il disparaîtrait complètement dans le placard.
Dorothéa est arrivée flanquée d’un gros chien blanc agressif et les deux molosses se sont jetés l’un sur l’autre.
- CORNIAUD, SUFFIT !! SUFFIT CORNIAUD ! Rhalala, Y a du poil qui vole partout, je veux pas voir ça.
- C’est une mauviette ton chien, Hamon ? Il est pas capable de se défendre ? Il vient de se prendre une de ces plumées ! rigole la belle Dorothéa.
- T’étais obligée d’emmener ton monstre ? réplique Hamon
- C’est pas MON monstre ! Il m’a suivie, mais je le connais même pas ce chien.
Le rendez-vous commence mal.
Oups ! Le bus scolaire, déjà ! T’en es où dans ton rendez-vous mon Krétin ? Vous voulez aller dans un restaurant, dîner en ville et le temps presse. T’as intérêt à faire fissa avant le retour de Raquel. Je sens le baiser qui s’envole à tire-d’aile.
Didi, elle ne trouve rien de mieux que de saluer le chien méchant. Pourvu qu’il ne décide pas de s’installer ici comme chez lui.
Hamon a emmené Dorothéa au resto-bowling chez Elvis et il veut l’inviter à danser
- Ben alors ?! Tu viens pas danser ?
- Nan, jamais le ventre vide
- Mais on n’a plus le temps ! Je t’assure, Dorothéa, on n’a plus le temps ! Dire que j’avais tout préparé pour un petit rendez-vous sympa. Rha, saleté de chiens ! Ils m’ont cassé mon coup avec leur bagarre.
- De quel coup du parles, Hamon Krétin ?
- Bon, c’était sympa comme rendez-vous, faut absolument qu’on remette ça, Hamon, tu m’appelles dès que t’es libre ?
- Rhooo Tu peux pas rester un peu ?
- Nan, je ne suis pas très en forme, mais on dirait que tu t’en moques, Krétin.
- Ah-mais-non, mais-non, je m’en moque pas. Où t’as vu jouer que je m’en moquais ? Je te propose un petit massage. Ca requinque, ça, un petit massage !
T’as de la chance, Krétin, ton petit massage a porté ses fruits juste avant le gong. Voilà Dorothéa raide dingue de toi à nouveau. Raide dingue, mais… pressée de rentrer. Qu’est ce que tu vas faire de beau maintenant ? Tu rentres chez toi ?
- Han-naaaan ! L’envie d’inviter pour un rendez-vous m’a pas quitté. Regarde, y a encore de l’espoir, y a une fille qui joue au bowling, et c’est tout à fait mon genre cette fille.
Ah parce que toi t’es capable de repérer ton genre de fille rien qu’en lui matant les fesses. Belle mentalité Krétin !
Mais je la connais cette fille Krétin, c’est mon Emma Perdsontan qui fait le challenge du libre arbitre sur le site officiel des Sims.
- Libre-arbitre ? Tu veux dire qu’à elle tu lui fiches vraiment la paix ?
Une paix royale !
- Faut que je me rende compte. Hep, mademoiselle, ça vous dirait de faire une petite partie de flipper ?
Emma n’avait rien de mieux à faire, mais pour le rendez-vous c’est trop tôt. A la façon dont il la regarde, je sens qu’elle va jouer les outsiders entre Dorothéa, Françoise et Raquel. Une maîtresse de plus, une maîtresse de trop ! Peut-être que Raquel finira par ouvrir les yeux.
Depuis qu’il a une petite amie, Robin trouvait déjà moins de temps pour jouer avec Heïdi, mais avec l’arrivée de Corniaud, il ne trouve plus le temps du tout. Heïdi se fait une raison : elle aussi, elle pense à jouer avec le chien, mais aussi à devenir la meilleure amie de Romain, le fils d’Aldon Juan, le dragueur du quartier. Un vrai dragueur celui-là, pas comme Hamon qui n’assouvira JAMAIS tous ses phantasmes, foi de Fonsine !
On joue à chat, Romain ? Tu serais le chat ! Allez, c’est toi le chat !
- Nan, pourquoi ça serait moi le chat ? Moi je préfère que ça serait toi !
- Nan, c’est moi qui décide parce que c’est CHEZ MOI d’abord !
Mais… c’est pas mon Emma que je vois là ? C’est Hamon qui va être content.
ALERTE ! Corniaud a pissé sur la moquette, y a un volontaire pour le gronder ?
Heïdi Krétine, tu veux bien aller gronder le chien ?
- Han-nan, hein, moi je joue avec Romain, après son père va venir le chercher et on aura pas le temps de se meilleur copiner. Pourquoi tu demandes pas à papa, tu le vois pas qui fait rien dans le salon ?
Ah-mais c’est vrai, tu fais rien de rien, toi mon Krétin ! Tu peux pas aller gronder le chien qui fait ses saletés partout ?
- Nan, je peux pas ! Et je fais pas rien d’abord : je me tâte.
Tu te tâtes quoi Krétin ???
- Je me tâte pour savoir si je vais saluer Emma ou si je prends un bain à bulles, là maintenant, tout de suite.
Bon-ben, c’est tout tâté. Tu veux toujours draguer et inviter un sim à un rendez-vous, oui ? Alors tu vas saluer Emma !
- Ben non, c’est un brave toutou, pas une saleté de loup.
- Ah-ben dommage, moi je vais pas prendre le risque de me faire mordre par un vulgaire toutou. Ca serait un loup, je dirais pas non. Je rêve, -mais alors, à un point que tu peux pas imaginer-, de gronder Charlie, de me faire mordre par Charlie et de devenir un loup-garou.
Charlie ??? Qui c’est ça, Charlie ? Le chien blanc ?
- Tu veux te faire mordre par Charlie, toi Quentin ?! Ben moi, tu vois, j’ai qu’une trouille, c’est de croiser un loup, -garou ou pas garou. Ah-et puis aussi, que maman ou Didi se fassent asperger par une moufette.
Tendez, mes Krétins, je comprends plus rien, là. C’EST QUI CHARLIE ? Et d’où vous connaissez un Charlie, vous ?
- Muaaaaah, la Fonsine qu’a même pas reconnu Charlie !!! Charlie, c’est le loup noir qui s’est pointé hier soir, et que tu t’es empressée de le chasser de chez nous parce que tu croyais que c’était un chien errant avec des yeux ratés qui bavent. Ils étaient pas ratés, les yeux : Ils étaient phosphorescents, parce que Charlie, c’est un chef de meute, et c’est comme ça qu’on les reconnaît, et y a que lui qui pourrait te rendre loup-garou, hein Quentin ?
Bon, m’en irai fouiller les poubelles, voir si je retrouve une photo de lui.
C’est gentil de vouloir m’aider, Corniaud, mais je suis assez grande pour fouiller toute seule. J’aime autant même.
12 mars 2007
H/10 : Un coup de fatigue
Tu sais quoi Hamon Krétin ? Vous commencez à me fatiguer.
- On te fatigue ?!!
Oui. Vous me fatiguez. T’as pas remarqué que depuis quelques temps je vous laisse vivre votre vie sans m’en mêler ? Tu t’es jamais demandé pourquoi ?
- Nan, pourquoi ?
Parce que vous me fatiguez, voilà pourquoi. Tu crois que c’est amusant de vous voir faire encore et toujours les mêmes bêtises ? D’avoir encore et toujours les mêmes désirs. Si encore vous innoviez mais-nan, toujours les mêmes. C’est lassant.
- Qu’est ce que tu fais Hamon ? Tu t’es remis à boire ?!
- Oui-mais j’ai une bonne raison.
Je la connais ta bonne raison mon Krétin : j’avais vendu le bar. Il prenait de la place pour rien, plus personne ne s’en occupait. Mêêêêê il a suffit que je le vende pour que vous vous rendiez compte qu’il était indispensable. Enfin… c’est comme pour la basse, c’est tellement prévisible tout ça.
- L’ écoute pas mon chéri. C’était quoi ta bonne raison ?
- C’est la… hic… Fonsine. Elle nous aime plus. Elle dit comme ça qu’on la fatigue.
Paraît qu’on sait pas quoi inventer comme bêtises.
- Et tu la crois ?
- Faut bien.
- Et le coup du chien ? Tu lui as raconté le coup du chien ?
- Quel coup du chien ?
- Bah tu sais bien : Je lavais Corniaud dans la baignoire…
… et après il s’est secoué et il a éclaboussé partout.
- Oui, je lui ai raconté. Ca l’a pas amusée du tout.
- Et quand il se met à chanter quand on met de la musique.
Ca l’a pas amusée non plus ?
- Surtout qu’il le fait aussi quand quelqu’un joue du piano.
- En tous cas, Didi ça l’a bien amusée, elle ! Elle était tordue de rire.
- Et la poubelle renversée ?
- Et le type pas fin qui nous a volé le journal pendant une bonne semaine ?
HO LES KRETINS !! Vous allez m’énumérer comme ça tous les moments où j’aurais dû rire ? D’abord la poubelle, c’est pas qu’elle soit renversée qui était marrant. Que Françoise renverse votre poubelle, c’était pas une nouveauté. Mais que Didi passe à côté des ordures en se bouchant le nez au lieu de les ramasser…
… ou que Robin qui nous a fait une fixation sur Michelle trouve malin de se fourrer les écouteurs de son walkman dans les oreilles au lieu d’écouter ses déclarations d’amour, ça oui, c’était bien dans la lignée de vos crétineries habituelles.
Ou encore la fois où il est rentré de son rendez-vous sans la voiture en se prenant pour un contorsionniste.
Et quand Quentin, las d’entendre Hamon lui répéter : « on verra ça » quand il parlait d’aller à l’université s’est sauvé en pleine nuit en pyjama pour aller y rejoindre Zabelle.
Ce qui était marrant, c’était de vous voir le chercher dans toute la maison.
Si vous n’aviez pas entendu Heïdi en parler à son copain Romain, vous seriez encore à sa recherche.
Au fait, il va bien. Comme vous n’avez jamais le désir de lui parler, de l’inviter ou de lui téléphoner, on pourrait se demander si ça vous intéresse de le savoir.
Tout comme de savoir qu’il s’est fiancé avec Zabelle.
Ha ! Vous êtes bien surpris. Vous voyez que j’ai continué à surveiller ce qui se passait.
- Quentin est fiancé ? Tu te rends compte Hamon ?
Quentin, notre Quentin est fiancé. On va bientôt être grand-parents.
Nan-nan, c’est pas inscrit au programme. -Pas pour le moment.
Et cette pauvre Didi qui a grandi sans fête, sans gâteau, sans personne pour la regarder ni la photographier après avoir fait ses devoirs à l’entrée du terrain pour te faire plaisir Hamon.
Vous êtes vraiment des parents indignes !
Ceci dit, maintenant que tu es pique-assiette professionnel -ton rêve de toujours à part draguer et faire crac-crac- tu pourrais envisager une petite retraite à la campagne.Tu verras, il y a plein de choses à découvrir et je compte sur toi –sur vous- pour vous surpasser.
Mais j’avertis : Faudra vraiment jouer le jeu, essayer de rejoindre le club de jardinage local manger des produits naturels que vous cultiverez, manger le poisson que vous pêcherez et… vous habiller couleur locale. Je vous propose un nouveau départ. Qu’est ce que vous en dites mes Krétins ?
- On se concerte !
- On est d’accord. On part quand ?
- C’est toi qui vas être content, hein Corniaud ? Une maison à la campagne avec un grand jardin des arbres fruitiers et peut-être une mare pour pêcher. Ce qu’on va être bien !
Ne vous réjouissez pas trop vite mes Krétins. C’est pas de tout repos la vie à la campagne, surtout quand on n’y connaît rien. Je ferai ce que je pourrai pour vous aider, mais je peux peu.




















































































































































































































