20 janvier 2006
F1. Hamon joue avec le feu
Il lui a donné rendez-vous au bazar Rapidos. Là où les affaires s’expédient. Je vous passe l’indispensable bataille d’oreillers, les chatouilles et autres crétineries de rigueur.
-Théodora, c’est si bon de te retrouver. Tu m’as manqué, tu sais.
-Toi aussi, tu m’as manqué, Hamon. Je suis passé cent fois devant ta maison, mais les volets sont toujours fermés.
-Moui, j’ai déménagé.
-Et tu ne m’avais rien dit, lâcheur ! Tu habites où maintenant ?
Tu ne vas pas le lui dire Hamon, quand même ! Pense à ta femme, pense à tes enfants !
Cause toujours, plongé dans un slow langoureux, (sans musique siou plait), il n’entend rien le Krétin. la Fonsine
-Rue de Traviol, tu ne peux pas te tromper, c’est une maison soit-disant moderne avec des portes de magasin. Une idée de
-Tout plein de chambres, et des lits aussi, si tu vois ce que je veux dire.
HAMON ! Tu cesses ces sous-entendus ou je me fâche !
Pas besoin, la mère Ladentelle s’en charge.
-Je vous y prend, Hamon Krétin ! Vous n’avez pas honte ? Vous, un père de famille ?
Hamon tente de la faire taire
-Chuuuut ! Pas si fort malheureuse, Théodora pourrait vous entendre.
Il entraîne Théodora à l’extérieur en priant le ciel qu’elle n’ait rien entendu. Manque de bol
-Qu’est ce qu’elle voulait dire Hamon ? Toi, un père de famille ?
Il s’enferre dans un mensonge lamentable
-Meuh-non. Elle yoyotte du chapeau. Tu me vois avec des enfants, moi ?
Théodora sourit. Elle sourirait moins si elle savait.
-A vrai dire, pas vraiment. Ce que c’est de vieillir, tout de même. J’espère bien ne jamais devenir comme ça. C’est triste, de perdre la tête à ce point là.
Il juge qu’il serait dangereux de s’attarder et propose à Théodora de la raccompagner.
Remarque, pourquoi tu en changerais ? C’est confortable la Smoogo Et cette pauvre Raquel, ignorant qu’elle porte des cornes à ne pas passer sous les portes -de-magasin ou pas- qui se goinfre de biscuits en espérant avoir une fille, cette fois. Tiens, regarde si c’était malin de lui filer ton adresse, Krétin. Voilà Théodora qui vient te rendre une petite visite. Si jamais Raquel la voit, je te prédis qu’il va voler des étincelles et même des étoiles. Tu l’as échappé belle cette fois. Tu n’as plus qu’à revendre, en douce, la télévision qu’elle t’a apportée en remerciement pour le rendez-vous paradisiaque. Et en vitesse avant que Raquel ne se pose des questions sur la provenance de cet appareil. Mais que vois-je Hamon Krétin ? Tu ne vas plus travailler en tacot ? Aurais-tu eu des promotions dont tu ne m’aurais pas parlé ? Raquel n’aime pas dépendre de son mari pour l’argent. Elle a décidé, -enfin, pour tout dire, je l’y ai poussée- de fabriquer des faux-billets.
-Tu me suis dans ma Smoogo ? Je te raccompagne.
-T’as toujours ta Smoogo, Hamon ? Quand est ce que tu changes de voiture ? Ca fait un bail que tu l’as celle-là, non ?
-Ah-oui, tiens, Fonsine. Quand est ce que je change de voiture ?
Quand tu le demanderas Hamon Krétin, pour le moment, tu n’y penses pas.
Laisse tomber les biscuits, Raquel, c’est des bobards de bonne femme tout ça.
-Ah-ah, j’ai pris du galon, qu’est ce que tu crois. Je suis dans le cinéma à présent : monteur vidéo. Bientôt, je serai photographe indépendant, puis web designer, puis pique assiette professionnel, mon rêve !
Oui-ben, rêve pas trop. Il y a encore de l'eau à passer sous les ponts d'ici là.
Mais la police a eu vent de l’affaire et a débarqué illico.
Mea culpa, mea maxima culpa.
Le lendemain, Raquel a découvert un bouquet de roses rouges devant la porte.
-Grumf, elles me sont ad… Quel crétin ce livreur ! Je les ai commandées pour toi, ma chérie. -Ooooh Hamon, tu es trop mignon. Je t’adore. Mais attends, attends, il y a un mot qui les accompagne : « Merci pour ce rendez-vous, je t’en supplie appelle-moi vite » et c’est signé … Raquel. Ah-mais oui, suis-je bête, je m’en souviens maintenant, c’est moi qui te les ai envoyées…. Et les miennes, elles sont où ? Bon, ben tu vois ce qu’il te reste à faire, Krétin, Tu n’as plus qu’à lui offrir le fac-similé que Théodora t’a envoyé et que tu as fait prestement disparaître dans ton inventaire. Et n’oublie pas de changer la signature ! Tu t’en tires bien, mais tu prends des risques, de GROS risques.
-Hamon, tu peux m’expliquer d’où viennent ces roses ?
-Ces roses ??? Quelles r… ? Ah, ces roses-là !
-Oui, ces roses-là précisément. Tu peux me dire qui les a déposées devant la porte ? Elles te sont adressées, je te signale.
27 janvier 2006
F2. Robin Krétin a de qui tenir
C’était un beau dimanche, le soleil commençait à décliner et Hamon s’occupait de ses plantations. Une corvée que je lui ai imposée.( Il voulait un point de créativité et il me casse les oreilles quand il se met au piano). Quentin est allé accepter une livraison pour remplir le frigo.
Alors, Hamon, je n’avais pas raison de te demander de faire des potées ? 350 $ c’est tout de même mieux que le prix auquel tu vends habituellement tes croûtes.
Soudain, un long hurlement s’élève de la maison
HAAAAA ! HAMON ! J’accouche, fais quelque chose !
Ma Krétine se tient le ventre dans le salon. Le bébé ne demande qu’à sortir.
D’un même élan, le père et le fils se précipitent sur le téléphone.
-Pousse-toi de là, Quentin, il faut que j’appelle le docteur.
-Mais je suis assez grand pour l’appeler, t’as qu’à me dire le numéro.
-Pousse-toi, je te dis, tu vois pas que tu me gênes !
Bon, puisque c’est comme ça, je vais me coucher.
Il le dit, et il le fait, le bougre !
Pendant ce temps là, Raquel a mis au monde un fil : Robin.
Elle est furax et pas seulement parce que c’est encore un garçon.
-Mais qu’est ce que tu fichais ? Tu ne pouvais pas appeler le médecin ? En le voyant en pyjama, elle pète un câble et dépose le bébé par terre.
-TU DORMAIS !! TU DORMAIS PENDANT QUE J'ACCOUCHAIS ! Hé-bien, occupe-toi de ton fils, c’est à mon tour d’aller me coucher.
Hamon Krétin porte le bébé.
Il le porte toujours une heure après.
HAMON ! Tu as oublié le b-a-ba ? Ca ne sert à rien de porter le bébé.
Il y a mieux à faire.
-Ah-oui ? Quoi donc ?
Cherche !
Il a trouvé. Enfin... presque.
-Ah-oui, c’est vrai : nourrir le bébé.
Encore un que la famine n'aura pas !
Hamon ne travaille pas le lendemain, et Raquel a donné sa démission.
Elle est entrée dans la police pour devenir Ultra-Sim. (Un de plus !) Elle tâte le terrain en douceur
-Hamon, j’espère que tu vas m’aider à élever Robin, ce n’est pas rien de s’occuper de deux enfants tout en travaillant à l’extérieur.
-Qui t’oblige à travailler ? Je gagne suffisamment en tant que photographe indépendant, proteste Hamon d’une voix pâteuse, depuis le lit où il fait la grasse matinée.
Mais c'est que c'est de la Krétine libérée
-N’y compte pas, Hamon Krétin ! Ce n’est pas parce que tu as eu des promotions que je vais rester à la maison. J’ai l’intention de devenir ultra-Sim. Ce sera dur, mais j’y arriverai. Et pour ça, il faut que tu m’aides.
RAQUEL KRETINE ! Ce n’est pas une raison pour jeter les biberons par terre. Ils n’y sont pour rien si Hamon est un gros macho.
Regarde-moi ça, il y en a partout !
Ils se sont occupés du bébé selon leurs petites habitudes. Le portant et le nourrissant à tour de rôle. Si je n’avais pas été là pour les câlins et les chatouilles, il n’en aurait jamais vue la couleur. Mais il a fini par grandir et là, les choses sérieuses ont commencé.
Déjà, Robin était beaucoup moins calme que Quentin qui se contentait de farfouiller dans son nez et de se balancer dans son lit.
Quand il était réveillé, il hurlait jusqu’à ce qu’on le lève. Ce n’est pas lui qui se serait calmé en curant ses écuries. Non !
Quand Robin Krétin était réveillé, tout le monde le savait.
Et puis… Hamon n’était pas raisonnable.
Depuis que sa femme avait retrouvé sa taille de guêpe, il lui jetait des regards concupiscents et ne pensait plus qu’à faire crac-crac.
Si bien qu’un beau matin, alors qu’il se prélassait dans son bain…
-sans bulles, il y a du progrès !
Raquel l’appela pour lui annoncer une bonne terrible nouvelle.
Sauf que mon Krétin, ne s’y attendant pas avait décidé d’aller vider la poubelle, comme d’habitude.
Il fut interrompu par la petite voix de Raquel
-Hamon…
-Mmm, quoi ?
-Hamon, il faut que je te dise…
-Oui-ben, dis-le, qu’est ce qu’il y a ?
-Je crois que je suis de nouveau enceinte. (Nan, ne tape pas !)
-QUOI ! !!
Du coup, il lâcha le sac poubelle qui se répandit sur le sol.
-Oui, j’attends un bébé, là, c’est dit.
-Un bébé ! UN BEBE ! ENCORE !!! Mais Robin n’est même pas élevé. C’est de l’inconscience !
DIS-DONC, mon Krétin, c’est pas parce que tu cries que tu as raison. Vous étiez deux pour le faire, cet enfant, et l’obsédé du crac-crac, c’était toi, pas Raquel. Faudrait peut-être pas l’oublier, ça !
31 janvier 2006
F3. La nounou terrible
Une fois le choc encaissé, ils se mirent d’accord pour embaucher une nourrice.
Le bureau de placement leur a envoyé celle dont personne n’aurait voulu pour rien au monde : Karelle.
Karelle, c’est la nullité des nullités comme nourrice. Elle ne pense qu’à jouer avec les gosses. Et si elle n’a pas eu son content de jeu, elle invente des blagues stupides pour les parents.
Demandez à Raquel l’effet que ça lui a fait quand la nounou lui a donné une poignée de main électrique. -Mais, elle est malade ! Fonsine, au secours, on nous a refilé une folle !
-Dites-donc, ma petite dame. C’est moi que vous traitez de folle ? Parce qu’en plus, elle est susceptible la Karelle. Faut se méfier de ce qu’on dit avec elle. -Je vais vous apprendre si je suis une folle, moi. Trois cent ans de service chez les Dubagne, ça vous dit quelque chose, ça ? Aaaah, si monsieur Max était encore de ce monde, il vous le dirait lui, que je suis la meilleure nourrice du coin.
Ca m’étonnerait !
.Impressionnée, Raquel tente de calmer le jeu.
-Excusez-moi, je ne voulais pas vous blesser. C’est que… la poignée de main, ça surprend.
-Et ça ? Ca surprend ? rebondit la harpie en lui envoyant une bombe à eau dans la figure.
Fiche la à la porte, ma Krétine, il n’y a rien à en tirer, je te dis.
Il a bien sûr fallu rappeler à Hamon l’existence du lait futé. Moyennant quoi, avant la naissance du prochain, Robin avait appris la marche…
Le pot...
Oui, je sais, c’est long, et il a encore fallu que ça tombe sur toi, mon pauvre Krétin !
Et le langage grâce à Raquel.
Et ça, c’était pas trop le truc à lui apprendre.
Déjà qu’il était usant quand il ne savait pas parler. Il allait devenir tyrannique, appelant son père, sa mère, son frère (et ses sœurs y auraient eu droit aussi s’il en avait eues), à tue-tête à la moindre occasion.
Le seul moment où il était muet, c’est quand il était occupé à faire des bêtises dans la salle de bain.
Ah, ça y allait la patouille !A ce rythme là, il eut vite fait de mettre toute la famille sur les rotules.
07 février 2006
F4. Quentin fait tache
Quentin fait à la fois le désespoir de son père et le mien, et pour la même raison : Il est beaucoup trop raisonnable, c’est un coup à mettre en l’air ma théorie de la crétinerie des Sims. Il y en a donc qui y échapperaient ?
Je laisse mon Krétin vous expliquer ce qu’il en est, comme il l’a fait pour Raquel.
-Je te dis qu’il n’est pas normal ce gamin. Je l’ai bien observé, il ne fait rien comme tout le monde. Tiens, ses notes ! Il a toujours 20/20. Moi, à son âge, je ne pensais qu’à jouer, lui, dès qu’il rentre de l’école, il pense à faire ses devoirs. Y a rien qui le rend plus heureux que ça. Tu trouves ça normal, toi ?
Raquel a un faible pour Quentin, elle apprécie qu’il ne lui donne pas trop de travail. Pire que de faire ses devoirs sur le bureau ? Je demande à voir. Raquel aussi d’ailleurs, Ah, ça ! Qu’il préfère les douches aux bains à bulles, ça dépasse l’entendement de ma Krétine, elle comprend qu’il faut qu’elle lui parle sérieusement. Quand elle l’a vu si bouleversé, Raquel n’a pas insisté. Elle lui a cependant recommandé d’essayer de faire plaisir à son père. En forçant sa nature, Quentin a réussi l’exploit de faire une bataille d’oreillers au lieu de jouer tranquillement aux fléchettes ou de s’installer au piano. C’est mon Krétin qui va être content d’apprendre ça ! Illustration le lendemain au petit déjeuner
-Ben…s ’il aime étudier, ça ne peut pas lui faire de mal. Je ne vois pas ce qu’il y a d’anormal là-dedans.
-Et qu’il grimpe l’escalier quatre à quatre pour aller les poser sur son bureau, tu trouves toujours ça normal ?
-Pourquoi ? C’est mal ?
-La question, c’est pas de savoir si c’est bien ou mal, c’est de savoir si c’est NORMAL. Tous les gamins que je connais posent leurs devoirs par-terre si le bureau est trop loin. Ben lui, non ! Il m’inquiète, Raquel..
Et attends, je ne t’ai pas tout dit, il y a pire !
- Ne me dis pas qu’il ne vide jamais la poubelle.
-Ca lui arrive –pas aussi souvent que ça devrait- mais ça lui arrive. Non, le problème, c’est qu’il aime les douches.
-Les bains à bulles, tu veux dire ?
-Nan-nan, les douches ! Il prend des douches sans qu’on l’y oblige. T’as déjà vu un gamin aussi raisonnable, toi ? On se demande d’où il sort. Tu devrais voir avec lui ce qui ne tourne pas rond dans sa tête.
-Quentin, tu es un grand garçon maintenant, tu ne pourrais pas essayer de te comporter un peu plus normalement ?
Mais il n’a rien voulu entendre
-Rhooo, je veux pas faire mes devoirs par terre, je préfère être bien installé sur le bureau, et puis je préfère me doucher, ça va plus vite que les bains à bulles, tu vas pas m’obliger, maman ? Je serais trop malheureux.
-Bientôt, tu fêteras ton anniversaire. Tu ne pourrais pas faire quelques bêtises pour le contenter, juste pour qu’il se rende compte que tu es un gamin normal ?
-Je vais essayer, mais ça sera dur. Je pourrai être anormal quand je serai grand ?
-Quand tu seras grand, tu feras ce que tu voudras, a répondu Raquel qui compte sur l’âge bête pour que les choses rentrent dans l’ordre d’elles-mêmes.
-Papa, hier j’ai fait une bataille d’oreillers avec Jérôme.
-Wouah ! C’est bien, ça mon fils ! Et après, tu as pris un bain à bulles ?
-Heu… non, j’ai pris une douche
-Tssst, tu ne peux pas prendre des bains à bulles, comme tout le monde ?
-Tu sais bien qu’on ne peut pas en prendre, Fonsine rouspète, elle aime pas ça.
-T’occupe de ce qu’elle dit, il faut toujours essayer, des fois que ça marcherait. Tu y penseras la prochaine fois ?
-Je te promets rien, mais j’essayerai.
C’est ça, essaye d’en faire un Krétin normal, comme tu dis. Tu crois pas que j’ai pas assez à faire avec vous deux et le numéro trois qui promet d’être bien gratiné, lui aussi ? T’inquiète, il est bien parti pour te donner des satisfactions celui-la. Tu vas l’avoir ton petit chouchou.
-Oui-ben, tu diras ce que tu voudras, mais heureusement que Robin ne tient pas de son frère. Regarde-moi ça, c’est désespérant. Il ne pourrait pas regarder la télé au lieu de jouer du piano ? Il a déjà rempli sa barre de créativité alors qu’on ne lui demandait pas rien. Qu’est ce qu’il cherche ? Tu peux me le dire ? A faire concurrence à Mozart ?
08 février 2006
F5. La visite du directeur
Normal ou pas, Quentin a fini par grandir, et bien grandir. Maintenant, il peut faire ses devoirs sur son bureau sans craindre les foudres de son père qui a fini par se faire une raison.
Je ne voudrais pas alimenter le débat, mon Krétin. Mais il y a une chose à laquelle ni Raquel ni toi n’avez pensé. Et pourtant, c’est la première chose à laquelle pense tout parent « normal ». C’est à dire, tous tes voisins, puisque c’est ton mètre étalon de la normalité.
-Heu ? Quoi donc ?
Regarde ce pauvre Quentin, monter dans son bus scolaire. Y a rien qui te choque ?
-Il a pas de cartable ?
C’est ça, prends-moi pour une crétine. Tu as déjà vu un lycéen avec un cartable, toi ? Il n’a pas d’u-ni-for-me. Ah ! Ca te dit quelque chose, l’uniforme ? L’école privée, le directeur à inviter… Vous n’y avez jamais pensé parents indignes ! Mais il y pense lui. Il n’a plus que ce désir en tête, à part ceux d’aller à l’université et d’obtenir des bourses. ALORS ?! C’est qui l’anormal, dans l’histoire ?
-Ah oui, l’école privée. Ben, ça attendra, j’y pense toujours pas. J’y penserai peut-être quand Robin aura grandi, s’il veut y aller lui aussi, on fera d’une pierre deux coups.
Heureusement, Robin ne tarda pas à grandir également et lui aussi avait comme désir d’inviter le directeur. Du coup, Raquel et Hamon se sont mis à le vouloir aussi. Quand je le disais qu’il serait le chouchou.
Inviter le directeur avec une femme enceinte jusqu’au cou, ce n’était pas une idée de génie. Mais puisque tout le monde n’attendait que ça…
Hamon, va saluer le directeur pendant que les enfants font leurs devoirs ! S’agit pas qu’il trouve des cahiers à traîner. Et n’oublie pas de lui cirer les pompes, il adore ça. Mais pas de but en blanc surtout ! Papote un peu avec lui avant pour l’amadouer.
-Ah bonjour, monsieur du Barrault, que vous êtes joli, que vous me semblez beau…
HAMON ! J’ai dit pas de but en blanc. Tu crois qu’il ne la connaît pas la morale de la fable ?
Du coup Hamon plante le directeur et s’apprête à rentrer à la maison. Je le rattrape par le colback. Hep-là, où vas-tu Krétin ?
-Jouer du piano.
PAS QUESTION, ce n’est pas le moment ! Tu as fait des progrès, mais pas au point de l’impressionner. Laisse faire Quentin, il joue mieux que toi. Je t’ai chargé d’une mission, tu veux bien que tes enfants entrent à l’école privée, j’ai pas rêvé ?
-Rhoooo, ouiiiii, qu’est-ce que je dois faire ?
Papote, papote et passe lui la brosse à reluire. Mais en douceur ! Parle-lui de son travail, n’attaque pas par son école.
Exécution façon Krétin :
-Alors, pas trop dur votre travail ? C’est pas trop fatigant d’aller se faire rincer chez les gens ? Moi, je suis projectionniste, mais je ferai pas ça touteu-maaa-vie, je vais devenir web designer indépendant un jour ou l’autre.
Il faudrait que tu commences par apprendre à te servir d’un ordinateur, mon Krétin. Tu n’en as jamais vu un de ta vie, puisque tu n’en as jamais réclamé.
Ah, c’est bien, ma Krétine, tu as pensé à préparer le repas. Qu’est ce que tu lui mijotes au directeur ? Du chili ?
-Je ME mijote du chili ! J’ai la fringale et je suis crevée, tu crois quand même pas que je vais servir tout le régiment.
Bouh, c’est vrai ça que tu meurs de faim. Bon, mange ton chili pendant qu’Hamon occupe le directeur, mais après, tu prépareras un petit saumon pour six. Tu aurais pu le faire avant note bien, ça ne t’aurait pas pris plus de temps que ton chili pour toi-toute-seule.
Ouille, ça se corse, le directeur commence à en avoir assez de la conversation d’Hamon. Ô comme je le comprends ! (Il lui a tout de même accordé 24 points de cirage de pompes).
-J’aimerais beaucoup visiter votre maison, ça me permettrait de voir si vos enfants sont dignes d’entrer dans mon établissement.
Hamon se croit obligé de prendre les devants
-Vous ne ferez pas attention aux portes, ce sont des portes de-magasin, une lubie de l’architecte.
Décidément, ça l’a traumatisé, cette histoire. Il s’en moque pas mal des portes Barrault, Krétin, il n’y a que toi pour faire une fixation là-dessus !
C’est moi qui décide de l’ordre de la visite. Si j’avais laissé faire Hamon, il serait allé vider les poubelles, comme si c’était le moment ! Ils commencent donc par le salon où Quentin joue du jazz au piano. Le directeur est ravi, il applaudit.
-Mais c’est magnifique, du grand art ! Cet enfant est un véritable virtuose.
J’ai vu l’heure qu’il allait se mettre à danser.
Pendant ce temps là, dans l’entrée
-Bonne nuit maman, tu vas te coucher ?
-Oui mon Robin, je vais me coucher, je suis HS. Bonsoir trésor.
Trésor, trésor… faut pas croire que tous les miracles de la nature soient des trésors. La preuve, Robin :
-Ben je crois que je vais y aller aussi, t’as vu, je m’ai mis mon beau pyjama. J’aurais bien aimé manger un peu avant, mais puisque y a rien !
Comment, y a rien ?! Et le saumon ? Raquel, tu n’as pas préparé le saumon ?
-NAN, j’ai pas préparé le saumon. Pour la bonne raison qu’y avait pas de saumon. Le frigo est vide, t’as pas pensé à nous dire de le remplir.
Ah-mais vous ne pensez donc jamais à regarder vos provisions ? Je peux pas être partout, moi ! Il va falloir jouer serrer. Quentin, appelle le livreur, et toi Krétine, sers un café, avec un peu de chance, le directeur en voudra un aussi, ça le fera patienter. Rha-la-la, ça tourne au cauchemar cette visite !
Hamon, fais traîner la visite, mais pas trop quand même, il faut que tu lui montres les chambres avant qu’ils n’aillent tous se mettre au lit. Zut, zut et zut, le pot de bébé, je n’ai pas pensé à l’enlever, j’espère qu’il ne joue pas au panier garni.
Ouf, il est vide et le directeur n’y prête pas attention. Il s’extasie sur la cuisine/salle à manger.
-Une cuisine à l’américaine ? J’adore ! Et j’ai vu qu’il y avait un chevalet, il y a un artiste-peintre dans la famille ?
-C’est Raquel, ma femme. Elle peint à ses moments perdus. Moi aussi, je peins, quand elle me laisse le chevalet, faudrait que je vous montre mes toiles.
Surtout pas !
Hamon s’apprête à frapper un grand coup : TA-TATAM ! Il a même préparé son speech
-Et voilà notre chambre, la plus belle chambre de la maison, avec armoire feng-shui, miroir en bois doré, et lit tick-teck tip-top au bois précieux, dont je vous signale qu’il est poli à la main aux lichens rares des Antipodes et à l’huile de coude.. Mais… surprise ! Qu’est ce que tu fais là Raquel ? Fonsine ne t’avait pas demandé de préparer le café ?
-Fonsine, on voit bien que c’est pas elle qui meurt de sommeil. C’est pas UN café qu’il faudrait pour me retaper, c’est une barrique de café ! J'en ai assez, je me couche !
Oui-ben en attendant, Raquel Krétine, tu vas me faire le plaisir de te lever, de faire le lit, oui-oui, je dis bien de faire le lit, et d’aller préparer le repas. Le frigo est plein maintenant, Hamon va essayer de faire patienter le directeur, mais il ne faudrait pas qu’il reparte sans avoir eu le temps de manger.
Pourvu qu’il ne lui prenne pas l’envie d’accoucher, on serait mal !
Mon Krétin s’efforce de détourner l’attention de Boris Barrault en l’entretenant des cours du pétrole.
-C’est lamentable, ils n’arrêtent pas de grimper.
Boris est bien d’accord,
-Ne m’en parlez pas, et ma voiture est un gouffre à essence. C’est pourquoi, je m’amène avec, mais je repars à pied.
Hamon, ça y est, tu peux présenter les lieux, Raquel est dans la cuisine.
-T’as vu comme j’ai rattrapé le coup ? Le directeur, je l’ai mis dans ma poche. C’est pas comme Raquel qui fait tout pour faire foirer la visite. On se demande ce qu’elle a dans la tête.
C’est bien, mon Krétin, va lui montrer la chambre des enfants, à présent.
Mais Boris déclare
-C’était très gentil de me faire visiter votre maison.
Hamon, un rien relourd
-Attendez ! Vous n’avez pas vu la chambre des gosses
Disque rayé.
-C’était très gentil de me faire visiter votre maison. (45 points).
Hamon Krétin, n’insiste pas ! C’est sa façon de te faire comprendre que la visite a assez duré.
-Mais t’avais dit…
Et maintenant, je te dis : N’INSISTE PAS !
-Faudrait savoir !
Il m’éneeerve ! Et Raquel donc, qui est allée servir un café au lieu de préparer le saumon..
RAQUEL KRETINE je t’avais pas demandé de préparer le repas ?
-Je pouvais pas, Quentin était devant le frigo. Il se prépare des spaghettis.
Encore une belle idée de crétin que de ranger les nouilles dans le frigo.
Heureusement, Boris est bien luné,
-Mmm du café ! J’en prendrais bien une petite tasse. (10 points de bonus).
Hamon, prépare le repas et vite !
-Je lui fais quoi ? Du saumon ?
NOOON ! Tu n’as jamais cuisiné de saumon, tu serais capable de mettre le feu à la cuisine. Il ne manquerait plus que ça. Contente-toi d’une salade de gésiers, à force d’avoir regardé faire Raquel, tu connais la recette par cœur.
-Bon, mais je suis sûr qu’il aurait préféré le saumon.
-Ne vous donnez pas cette peine, je crois que votre femme est fatiguée, je vous laisse. Je suis impressionné par votre famille, vos enfants pourront aller à l’école privée.
Boris, les pompes usées à force d’avoir été astiquées, vient de mettre un terme à la visite avec un 90/90 au ras des pâquerettes.
14 février 2006
F6 Tranches de vie sur fond de salade
Le directeur parti, Raquel et Hamon ont mangé leurs gésiers en famille, -à part Quentin, gavé de spaghettis, qui était allé prendre sa douche. Robin est bien le digne fils de son père.
-Chouette, des gésiers ! Maman, pourquoi il est pas resté à manger, le directeur ? Il aime pas les gésiers ? Moi, j’adore la salade de gésiers, surtout la tienne, parce que celle de papa, y a plus de salade que de gésiers.
-QUOI ! Tu critiques ma salade ?! Fonsine, il critique ma salade !
-Mais-non, elle est très bonne ta salade, Hamon, comme tout ce que tu fais d’ailleurs. Tu es un cuistot formidable, un père formidable, un mari formidable. Je ne sais pas ce qu’on deviendrait sans toi.
Tu as bien fait de répondre à ma place Raquel Krétine, je n’en aurais pas dit autant.
Le lendemain, Raquel, le nez dans l’assiette, a attendu le type formidable jusqu’à une heure avancée. Elle ne voulait pas aller se coucher avant qu’il ne soit rentré. Elle était inquiète, ayant cru ressentir des contractions.
Ce crétin d’Hamon était allé au restaurant botanique avec Théodora. Mais, bien sûr, ce n’est pas ce qu’il lui raconte.
-Rha-la-la, quelle galère ! J’ai été obligé de faire des heures supplémentaires. Mais, tu vas être contente Raquel, j’ai eu une promotion, je suis web designer indépendant.
Ma Krétine est obnubilée par son homme. Il l’attire, que voulez-vous. Même quand il sort d’un rendez-vous avec son costume de dragueur et qu’il sent le parfum à plein nez, elle ne se pose pas de questions.
-Oh, mais c’est merveilleux, Hamon. Ce que tu es élégant, ce que tu sens bon !
Pourvu que ça dure !
Ils sont allés au lit dans l’idée de fêter la promotion d’Hamon . Mais…
-Papa, papa, tu pourrais pas m’aider pour mes devoirs ?
Ben-oui, c’est Robin, il choisit bien son moment, non ?
-Ca attendra demain. N’oublie pas de me le rappeler, ce soir j’ai pas la tête à ça.
Père indigne ! On va lui bloquer son désir au petit Krétin, demain Hamon sera plus en forme… pour aider aux devoirs, je veux dire.
Et donc, le lendemain, avant même le lever du soleil, Hamon s’est arraché des bras de Raquel/Morphée pour faire son devoir. La nuit avait porté conseil, il était tout disposé à aider le fiston pour faire les siens.
Ah, voilà, un gamin normal qui fait ses devoirs dans le jardin. Tu dois être content mon Krétin. Tu reconnais tes gênes, là ? C’est pourtant pas faute de lui avoir offert un bureau à lui aussi.
Le père et le fils ont les mêmes goûts. Dans le challenge de la crétinerie, c’est bien Robin le digne héritier. Ce n’est pas lui qui jouerait du piano ou s’installerait à la table d’échecs de son plein gré. Il aime mieux lire le journal du coup, mon Krétin est obligé de prendre un livre dans la bibliothèque. Mais ça ne le passionne pas plus que ça. Il préfère –et de loin- les ragots de la gazette.
-Quelles sont les nouvelles Robin ?
-Les lamas se sont encore fait aplatir
-Rha les nuls ! Et la météo ? Qu’est ce qu’elle dit ?
-Elle dit qu’il va faire beau.
-Pas possible ?! Et Sonia Gothick, ils ont fini par la retrouver ?
-Nan-nan, ils cherchent. Paraît qu’on l’aurait vue à Zarbville.
NDLR : L’enlèvement de Sonia Gothick, c’est le feuilleton.
Enfin il est l’heure de partir au travail. Hamon découvre qu’il a droit à un petit cabriolet décapotable tout ce qu’il y a de chou. C’est autre chose que ta Smoogo, hein, mon Krétin ?
-Ca, si je pouvais l’avoir pour draguer, je serais sûr d’emballer sec.
Raquel tue la journée comme elle peut. Elle en profite pour lier connaissance avec ses voisins. Quelle surprise, elle retrouve Adrien Sim qui la trouve plutôt à son goût en dehors des tables de poker. Hamon ferait bien de se méfier, il n’est pas le seul dragueur du coin.
F7 Une nouvelle petite Krétine
La journée lui a semblé interminable. Son ventre lui pesait et elle ne savait plus à quoi occuper son temps. Raquel a décidé que cette grossesse serait la dernière, et tant pis si c’est encore un garçon. Trois petits Krétins à la maison, c’était amplement suffisant.
Enfin, l’heure de la délivrance a sonné, et pour une fois, Hamon assistait au spectacle, l’encourageant à pleins poumons.
-Allez, pousse, qu’on en finisse !
Dis-lui de se mêler de ce qui le regarde, c’est pas lui qui va t’apprendre à accoucher, hein, ma grande ? -Wouaouh, c’est une fille ! Chouette, chouette, chouette ! répond l’écho. Ben dis-donc, mon Krétin, ça a l’air de te faire rudement plaisir cette naissance ! Si je m’attendais…
Raquel a autre chose à penser. Le bébé lui tombe dans les bras. Elle tord le cou à la cigogne, défait les nœuds, soulève la couche et annonce triomphante
-C’est une fille !
Une fille, tu te rends pas compte ? U-ne FILLE ! J’adore les filles !
Ca, je m’en étais aperçue. Mais tout de même, quelle métamorphose ! Quand je repense aux naissances des garçons… Là au moins, tu as le sourire. Vous semblez comblés mes Krétins.
-Ce qu’elle est mignonne ! T’as vu Fonsine ? Elle est belle hein, ma petite fille ? Comment on va l’appeler Raquel ?
-Je sais pas trop. T’aurais pas une idée Fonsine ?
Vous n’avez qu’à l’appeler Heidi.
-Heidi Krétine ? Oui, ça sonne bien.
C’est étudié pour, qu’est ce que tu crois ?
Pendant que Raquel porte le bébé, j’en profite pour regarder à qui elle ressemble, cette future merveille. C’est encore du Hamon tout craché. Décidément, tu n’as pas de chance Raquel Krétine, les gênes d’Hamon sont prédominants. Tu peux faire une croix sur les yeux bleus et les cheveux blonds.
Hamon trépigne
-Bon, tu vas la porter encore longtemps ? Ca ne sert à rien, passe-moi ma fille.
Si c’était pour la porter à ton tour… je vous préviens mes Krétins, vous commencez à me fatiguer. Je vous ai dit cent fois que ça ne servait à rien de porter le bébé. Alors ce bébé, vous allez l’élever tout seuls. Vous connaissez le mode d’emploi, à vous de savoir l’utiliser. Je suivrai vos désirs à la lettre. Tu veux porter le bébé, Krétin ? Hé-bien porte-le ! Porte-le et prends racine !
Deux heures après…
-Pfffiou, j’en ai marre de porter le bébé, je vais le mettre au lit. A la longue, c’est fatiguant.
« A la longue » comme tu dis Krétin ! Mais tu ne l’as pas posé par-terre, c’est déjà ça.
Dix minutes plus tard…
Ben, tu ne vas pas t’y mettre Quentin ? Toi aussi tu veux porter le bébé ? Décidément, l’âge bête ne lui vaut rien.
-Ca fait deux heures qu’il n’a rien pris ce bébé, ils ne pensent qu’à le porter. Ne t’en fais pas Heidi, je suis là, moi, je vais te le donner ton biberon.
Je sais pas pourquoi, mais ça ne me rassure qu’à moitié.
16 février 2006
F8 La nounou terrible, le retour
Je leur avais bien conseillé de virer Karelle, mais-non, ils l’ont gardée. Elle arrive à l’heure, -c’est déjà ça-, mais après, elle « bouine », comme on dit chez moi. Elle va jeter le biberon à la poubelle piano-piano, au lieu de le mettre dans le vide ordures et elle en profite pour regarder ce qui se passe dans la rue.
Mais il ne se passe pas grand-chose à cette heure là, la plupart des Sims sont au travail. Alors, elle ne sait pas comment tuer le temps. Elle préfère les bambins aux bébés, au moins, elle peut les chatouiller, mais là…
-Bouzour Raquel !
-bla-bla-bla-bla-bla…
-Raquel Krétine, vous pourriez arrêter de téléphoner, nounours vous dit bonjour !
-Oui-ben, bonjour nounours. Où j’en étais ? Ah-oui, bla-bla-bla
C’est pas comme ça qu’elles vont devenir copines.
Heureusement les enfants sont rentrés de l’école. Elle va pouvoir les embêter un peu. Remarquez, Robin, elle ne l’embête pas, il adore sa nounou. C’est bien le seul ! Il lui fait la conversation.
-Pourquoi tu te maquilles pas nounou ? Moi j’aime bien le maquillage.
-Je me maquille pas parce que je suis vieille. J’ai plus besoin de plaire.
-Mais moi, tu me plais et tu me plairais encore plus si tu te maquillais. Tu veux que je te joue quelque chose au piano ?
-Bonne idée, ça manque de distractions ici, avec ta mère, aimable comme un porte de prison.
Tu trouves toujours que c’était une bonne idée Karelle ?
Non, elle ne trouve pas. Elle préfère aller prendre sa pâtée au billard avec Quentin.
Le billard, c’est un cadeau que je leur ai offert. Ils voulaient un nouveau jeu. Remrarquez Robin aurait préféré un flipper, mais le flipper, ça ne sert à rien, tandis qu’avec le billard, ils peuvent espérer une bourse. J’ai tranché et pourtant, pour installer ce sacré billard, il a fallu pousser les murs.
Quentin commence à toucher sa bille. Mais la nounou, ferait bien de prendre des leçons.
Bien que pénible à l’occasion, Robin Krétin est un gamin très attachant. Comme quoi, même bien crétins, on finit par les aimer. Dès que son père rentre du travail, il lui saute au cou.
-PAPA ! PAPA ! Tu es rentré papa ?
Moi, je lui répondrais non, ça lui apprendrait à ne pas poser des questions idiotes. Mais Hamon est tout fier d’être accueilli avec autant d’empressement.
-Oui, me voilà gamin. Ca a été l’école aujourd’hui ?
-Voui, je m’ai fait un copain.
Charmant ! Si c’est le même genre que lui et qu’il le ramène à la maison…
Ma pauvre Heidi, ils n’ont pas pensé à changer ta couche.
Pleure ma belle, pleure, puisque c’est le seul moyen d' attirer leur attention.
Tu as bien fait d’insister, tu vois, ta mère vient à ton secours.
-Hé-ben, qu’est ce qu’il y a mon bébé ? Tu ne te plais pas dans ton lit ? Ne t’en fais pas, maman va te porter.
C’est ça, porte la, normalement l’odeur devrait t’alerter.
Tu brûles, Krétine, vas-tu penser à utiliser la table à langer ?
Suspense !
Hé-non ! Ca sent le purin. L’odeur devient insupportable.
-Hamon, je ne sais plus quoi faire, je lui ai donné son biberon, je l’ai portée pendant une heure et elle pleure encore.
-Tsst, tu n’y connais rien, laisse moi me changer et passe moi ma fille.
-Alors, ma fifille, on pleure ? On veut son papa ? Je sais bien ce qu’il te faut moi ! Allez, viens par là, ma jolie.
-Tiens, un bon gros biberon. Tu m’en diras des nouvelles. Si avec ça t’es pas calée, je veux bien être pendu.
Je ne dis rien, mais je n’en pense pas moins.
Hamon Krétin, qu’est ce que tu fais ?
-Je porte mon bébé
Voui, je le vois bien. Il y a un moment que tu le portes déjà. Tu vas le porter encore longtemps ?
-Y a que ça qui la calme. Autrement, elle pleure
Ah-bon !
Tiens-tiens, on dirait que ça ne l’empêche plus de pleurer, d’être portée. Qu’est ce que tu vas faire maintenant, Krétin ?
-Je vais encore la porter et encore la porter et la porter encore. Elle va bien finir par se calmer.
Grrrr ! Elle va surtout finir par être morte de fatigue, oui !
-Mais, c’est que tu as raison, Fonsine ! Elle est fatiguée cette petite, depuis deux heures que je la porte. Je la remets au lit. Et je te ferai remarquer, que t’as pas eu besoin de me le demander. J’ai pris ma décision tout seul.
Voui-voui. Je me retiens de lui mettre le nez dans le caca.

Elle n’y est pas depuis dix minutes, qu’elle se remet à pleurer. Raquel et Quentin se précipitent pour la porter.
-Quentin, laisse ta sœur tranquille, elle est malade !
-Mais non, elle n’est pas malade, elle doit avoir faim !
-Je te dis qu’elle est malade. Elle a déjà bu deux biberons.
Misère, de misère, si même Quentin s’en mêle, on n’est pas sortis de l’auberge.
-Tu vois ce que je te disais Quentin. Elle pleure toujours. Il va falloir demander conseil à Fonsine. Ca m’ennuie, elle sera trop contente, mais il va falloir y passer.
-Attend maman, attend, il doit bien y avoir quelque chose à faire. Réfléchissons !
Bien Quentin ! Quand je le disais qu’il avait échappé aux gênes.
-Mais qu’est ce que tu fais Quentin ? Pouah, ça sent mauvais !
Ca sent peut-être mauvais, Raquel Krétine, mais Quentin a trouvé la solution. Il change Heidi. On se demande qui est l’adulte dans cette maison.




































































































