06 janvier 2005
B1. Le mauvais coucheur
Je les retrouve au petit déjeuner
-Hamon, tu as vu ? Il y a une place d'assistant de personnes âgées à l'hôpital.
-Tu veux que ça me fasse ? Moi, y a que la flemme qui m'intéresse.
PEUT-ÊTRE, KRETIN ! Mais tu vas me faire le plaisir d'accepter le poste ! 280 $ c'est mieux que 127. C'est pas comme si tu étais au top de la carrière culinaire.
T'en as pas marre de faire la plonge ?
Mais le soir même...
Hamon Krétin, ne perd pas ton temps à consulter la météo, demain il fera beau ! Regarde plutôt les offres d’emploi, il y a quelque chose qui t’intéresse : une place de caddie de golf, le rêve de ta vie. Tu vas pouvoir ramasser les baballes sur le green. Demain matin, debout à 4 heures !
Et lève le nez, Krétin, Brenda Letourneau, vient de te saluer au passage, tu peux lui rendre la pareille
-Salut voisin, ce costume d'assistant vous va à ravir.
-On t'a demandé l'heure, à toi pétasse ?
HAMON !! C'est quoi, ces manières ?
Elle vient juste de te faire un compliment, y a pas mort d'homme.
-J'aime pas qu'on me complimente si vite. C'est louche !
Ca n’a pas raté, Brenda l’a poussé du doigt en protestant :
-Non-mais, dis donc petit mec, pour qui tu te prends ?
On t’a jamais appris la politesse ?
Ca, tu l’as pas volé, mon Krétin.
-PETIT MEC ! T’as bien dit : petit mec ? Répète un peu pour voir.
Et ne me pousse plus JAMAIS du doigt !
Laisse tomber, Krétin, ça ne vaut pas le coup de relever.
Tu l’as bien traitée de pétasse, toi.
-Muah-ah-ah, il est vexé, le petit mec. Petit mec ! Petit mec ! Petit mec !
Et je te pousserai du doigt, si je veux !
-Tu me pousseras du doigt ?TU ME POUSSERAS DU DOIGT !
C’est ce que tu crois, pétasse.

Je t’en ferai voir des petits mecs, moi !
HAMON KRETIN, ça rime à quoi, cette dispute ?
Ne rentre pas dans son jeu.
-Bouh-hou-hou, il m’a giflée. Il a osé, me gifler !

-Ouais, je l’ai giflée, gnark-gnark,
elle avait qu’à pas me pousser du doigt.
Une heure après...
-Tiens, prends ça, malotru, je n'ai pa dit mon dernier mot !
-Tu m’as giflé, Brenda Letourneau !
Tu me pousses du doigt et après, tu me gifles !

-Ouais, je t’ai giflé, et je t’ai poussé du doigt.
Et je recommencerai si je veux Hamon Krétin.
T’avais qu’à être moins bête !
-Attention, Brenda Letourneau. Moi aussi je peux recommencer.
-Tu me fais pas même pas peur, petit mec.
CA SUFFIT COMME CA, KRETIN ! Plus d’une heure que ça dure votre dispute.
Tout ça pour quoi ? Parce qu’elle a osé te dire que ton costume t’allait bien.
Alors, maintenant, je dis stop. Excuse-toi, et qu’on n’en parle plus.
-GRRRRrrrrrrr !
-Petit mec !
-QUOI !? Petit mec encore ! T’as pas compris ?
Et comme ça, tu comprends mieux ?
Qu'ils s'entretuent si ça leur chante, moi je renonce.
Quand Raquel est rentrée du travail, avec son amie Irène, une nouvelle promotion, en poche, les zigotos en étaient toujours au même point.
-Petit mec !
-Ose le répéter, pour voir !
Elles ont essayé de les calmer
-C'est quoi, ce jeu débile ? Vous n'avez pas honte, à votre âge, de vous disputer pire que des gamins ? -C'est pas un jeu, et c'est elle qui a commencé.
-Non, c'est PAS moooi ! C'est lui, qui m'a traitée de pétasse, et après, il m’a gifléeee ! Moi, je l'ai juste un peu poussé du doigt ! Explique Brenda, rentrée pleurnicher dans le giron de Raquel.
On n'en sortira jamais !
HAMON KRETIN, dernière sommation ! Arrêtez ça, TOUT DE SUITE !
Deux heures que ça dure maintenant. Vous allez finir par lasser le lecteur. Moi, il y a longtemps que c'est fait.
Alors tu lui fais des excuses, où je ne réponds plus de rien.
Il a bien compris que cette fois, ça ne rigolait plus.
-Je sais pas ce qui m'a pris Brenda. La chaleur, sans doute.
J'ai un de ces mal de crâne.
Je suis sûre que tu peux faire mieux, Krétin.
Brenda attend des excuses, pas des prétextes.
-Brenda, ma petite Brenda. Excuse-moi, je t’en supplie. Je regrette de t’avoir traitée de pétasse.
Ca ira, ou il faut aussi que je me mette à genoux ?
C’est à Brenda qu’il faut le demander. Espérons qu’elle t’a pardonné.
Tu ne te sens pas mieux, maintenant ?
-Oui ! C’est bizarre, je me sens soulagé.
Et nous, donc !
-Hé-bé ! Il a pas l’air facile ton homme ! Il serait pas un peu macho ? demande Irène Lamy tout en feuilletant « Riches et Célèbres ». Encore une shootée à la vie des stars.
-Hamon ? C'est pas mon homme, c'est mon co-locataire. Pourquoi ? Il t’intéresse ?
-Mmm… c’est à voir…
Rha, qu'est ce qu'elle raconte encore, Brenda Letourneau ?
-Alors, il m'a traitée de pétasse, et je l'ai poussé du doigt, bla-bla...
-On s'en fiche ! Tu pourrais pas changer de refrain ?
Bien dit, Raquel Krétine. Ca tourne à l'obsession, son truc. J'ai bien peur que les excuses d'Hamon n'aient pas suffit.I rène en profite pour s’éclipser de peur que ça reparte.
Je vais en faire autant.
07 janvier 2005
B2. Ah, mon Don Juan
Levé avant l’aube, Hamon part au travail.
La flemme, ça vous prend de bonne heure. Mais ce qu’il y a de bien, c’est que ça libère tôt.
Ah, tu es debout, Raquel Krétine ! Allez, un petit coup de mots croisés de Fonsine, force 1 : En 5 lettres : Quand on l'a dans les talons, il faut penser à le remplir.
-Mmm…l'estomac ?
Ca fait 5 lettres ?
-Heu... non. Le frigo ???
C'est bien, ma Krétine ! Mais t'as quand même mis 12 minutes pour le trouver.
Hamon de retour du travail se précipite sur le téléphone et parle promotion.
Heulâ, le menteur ! Non, tu n’as pas eu de promotion, Hamon Krétin, juste une petite prime de 50 $, grâce au magnat des affaires : M. Rapat-Sité. T’as eu de la chance de lui répondre « chai pô » quand il t’a demandé s’il devait utiliser un fer de 9. Tu lui aurais répondu « boarf » je ne sais pas si tu l’aurais eue.
T'appelles qui, là ?
Il appelait Dorothéa.
Elle arrive en marchant sur des œufs.
Elle m’a tout l’air d’être bien crétine aussi, celle-la.
-Salut, toi, (baiser mouillé)
Bon, je vois que c'est bien parti. Je te laisse faire,
j'interviendrai en cas de besoin.

Il sort son oreiller de sa poche
-Qu’est ce que tu dirais d’une petite bataille ?
Ah-ben, oui. J’aurais pas forcément pensé à ça pour un rendez-vous amoureux. Mais ça n’a pas l’air de lui déplaire. Comme quoi…
Elle te propose un petit massage. Vas-tu accepter mon Krétin ? OUI !!!
-Ah, que c’est bon ! Ah, que ça fait du bien !
Oui, ben, tu pourrais lui rendre la pareille, au lieu d’en jouir en égoïste.
Moi, ce que j’en dis…
-Oh Hamon, tu as des doigts de fée ! Jamais massage ne m’avait fait autant de bien ! lui déclaree Dorothéa en se jetant à ses pieds.Il a réussi dans la foulée, à en faire sa deuxième meilleure amie. C'est bien ça, mon Krétin.
-Qu'est ce que tu crois ? Je sais m'y prendre avec les minettes.
Hum, tu veux dire, avec les Simettes.
Sur mes conseils, après un tendre baiser, il lui a demandé de venir se détendre sur le lit.
Il rêve toujours de faire crac-crac. Comment va-t-il conclure ? Il lui parle cuisine et des mérites de la spatule en inox, comparés à ceux de la cuillère en bois.
Elle lui répond qu’elle est d’accord, mais que la cuisine c’est pas trop son truc. Elle a d’autres centres d’intérêt.Puis ils restent un bon moment, à se rouler les pouces, en regardant le plafond, où il n’y a même pas de mouches qui volent.
Et quand je dis un bon moment…
Hamon Krétin, tu comptes y passer la nuit ? EMBRASSE LA KRETIN !
Oui, c’est délicat, le baise main. Mais tu peux encore faire mieux.
Rha, ce qu’il est empoté, le Krétin.
-Ca te prend souvent ? Pourquoi tu m’as interrompu ?
J’étais sur le point de conclure !
T’étais sur le point de rien du tout, Hamon Krétin.
Il te manquait une petite formalité à accomplir.
Fais-moi confiance, je sais ce que je fais.
Il te manquait l’estocade :
le baiser langoureux qui déclenche tout.
Les cœurs saignants et le feu d’artifice.
-Okaaay, je comprends tout ! On peut y aller maintenant ?Yahoooo ! *
*Toute ressemblance avec un moteur de recherche,
serait une pure coïncidence.
08 janvier 2005
B3. Le petit train-train
Ah, tu étais rentrée, ma Krétine ? Heureusement qu'ils ne sont qu'amis. J'imagine la corrida. Tu vas sortir la poubelle, ma belle ? T'as raison, y avait un malheureux journal dedans, mais on ne prend jamais trop de précautions. Des fois qu'elle aurait débordé...
Ils m'énnnervent avec leur poubelle !
Je leur suggère d'appeler le traiteur chinois puisque le soir, ils sont juste aptes à préparer des repas instantanés. Raquel, tirée du lit, va lui ouvrir en sous-vêtements. Elle va faire des ravages dans le quartier, si elle continue, ma Krétine.
Le repas chinois, c'est pas très cher, mais ils ont bien du mal avec leurs baguettes. Ils doivent aller chercher les grains de riz un par un c'est pas possible le temps qu'ils mettent. Et après, ils laissent traîner des paquets vides un peu partout.
Si bien que le lendemain...
C'est pas la peine de hurler que la maison est sale, Raquel Krétine. Tu connais la solution : la pelle et la balayette.
-J'avais deviné. Arrête de me prendre pour une cruche. Tu m'énerves !
Oui, ma Krétine. C'est intelligent de mettre UN godet dans la poubelle et d'aller la vider aussitôt. Tiens, tu peux recommencer !
-Mais j'allais le faire, qu'est ce que tu crois ?
Je n'en doutais pas !
Hamon Krétin, t'es pas plus fin !
BON ! c'est fini le ballet des poubelles ?
Voyons un peu les désirs du jour
Raquel : gagner un point de compétence, donner une fête, être la meilleure amie d'Irène
Hamon : faire une nouvelle rencontre, gagner un point de compétence, faire crac-crac, inviter pour un rendez-vous.
Tu peux commencer par ta gymnastique, Raquel Krétine.
Ca c'est un point utile pour ta future promotion.
Mais si je ne te force pas, hein ? Tu n'y penseras pas
.-Qu'est ce que tu en sais ?
Je sais ! J'ai testé.
Et toi, Krétin, tu crois que c'est un point de pitrerie qui te manque ?
Tu vas arrêter de jongler avec ces verres, un peu ?
Non, je vous jure, faut de la patience !
Vous avez gagné, mes Krétins. Je vous ai embauché une bonne.
Quand on n’est pas fichu d’entretenir sa maison…
Mais elle est comment, la bonne ? Que je surveille ça d’un peu plus près
Elle lave le bol sale qu’Hamon a laissé traîner en partant.
Elle va récurer les toilettes qu’ils ont laissées super crados selon leur habitude.
Elle fait le lit... des deux côtés.
Ah-mais non, c’est pas évident. Raquel, elle, quand elle fait le lit, elle ne fait que SON côté.
Vous me direz… si Hamon en faisait autant.
Elle va jeter le journal à la poubelle. Elle a terminé sa journée.
Elle n’y a pas passé deux heures et ne prend que 28 $.
Ben mes Krétins. Vous feriez bien de prendre modèle.
Pour avoir les idées longues, il faut avoir une jupe courte et la poitrine à l’air.

Surprise !
-Qu'est ce que tu fais Raquel ?
-Tu le vois bien,je débouche les WC, comme Fonsine me l'a demandé.
-T'en as encore pour longtemps ?
-Le temps que ça prendra !
-Mais... C'est que je suis pressé moi !
Raquel, on dirait que ça presse vraiment, tu peux lui laisser la place.
Ca m'a l'air de lui faire l'effet d'être soulagée de la corvée.
-CA URGE !!!
Ben, qu'est ce qui t'empêche d'être soulagé à ton tour, Krétin ?
Tu ne vois pas que la place est libre ?
09 janvier 2005
B4. Le roi de la drague
Le lendemain…
-Je vous fais grâce des désirs, toujours les mêmes-.
Hamon a le sourire en rentrant du travail. Il raconte une blague à Raquel : Poisson rouge + avion-jouet + skieur.
Ha-ha-ha ! Encore une bien bonne ! (J'aurai du mal à la traduire, celle-la).
On peut savoir ce qui te rend d’humeur si badine ? Ah, tu as décroché une promotion. Te voilà caissier de station service. Tu vas pouvoir respirer le bon air des pots d'échappements toute la journée, je comprends que ça te rende heureux.
Hamon Krétin, il serait temps de passer aux choses sérieuses. Si tu allais faire des singeries devant la glace, ça vaudrait mieux que de lambiner pendant des heures sur le canapé. Boire un verre au bar, le sport en pantoufles devant la télé, et lambiner sur le canapé, il ne connaît que ça, ce crétin.
-Tu sais que t'es beau, toi !
Après avoir gagné un point de charisme. Il décide d'aller chercher le journal. Pour faire une nouvelle rencontre, c'est une bonne idée. Il en profite pour taper de la langue avec la factrice. C'est fou comme cette rue est fréquentée.
Hamon Krétin, regarde un peu ce que je vois : une nouvelle voisine. Elle a l'air d'être perdue. C'est l'occasion de la faire, ta nouvelle rencontre.
-Oui-ben, minute, je lis mon journal.
Y a pas de minute qui tienne ! Tu vas la saluer TOUT DE SUITE ! Non-mais c'est pas vrai ! Un joli petit lot qui se promène, et môssieur lit son journal. C'est pas moi, qui rêve d'une nouvelle rencontre, et d'avoir DEUX liaisons à la fois. Faudrait peut-être t'en occuper aussi, de tes désirs, Krétin.
-Mais c'est qu'elle est pas mal, cette voisine. FALLAIT ME LE DIRE, j'aurais lâché mon journal plus vite.
Quelle mauvaise foi ! Bon, je te laisse faire. (pourvu qu'elle n'aille pas me le complimenter).
Hello, je m’appelle Françoise Taré, et vous... ?
-Krétin. Hamon Krétin, le seul vrai Krétin de Simcity.
-Enchantée, Krétin, savez-vous où je pourrais trouver un taxi ? Je suis com-plè-te-ment perdue.
-Un taxi ? Non, pas question. La providence (c'est mon petit nom) vous a mise sur mon chemin, je vous ai, je vous garde. Pourquoi vouliez-vous un taxi ?
-Hé-bien, je viens d'arriver dans le quartier, et je ne connais personne. Je me disais qu'en allant en ville...
-Mais vous me connaissez maintenant. Vous n'avez plus besoin de taxi. Je vous y emmène quand vous voulez, moi, en ville. J'ai une voiture. Vous n'avez pas vu ma Smoogo ?
-C'est vrai ? Vous m'y conduiriez ? Hamon Krétin, vous me sauvez la vie. Je ne savais pas qu'il pouvait y avoir des voisins aussi serviables dans ce quartier, dit-elle en l'enlaçant amicalement. Et mon Krétin qui jubile
-T'as vu le travail, un peu ?

T'as de la chance, mon Krétin, qu'elle ne craigne pas les chatouilles. En voilà des familiarités ! Il y a à peine 10 minutes que vous vous connaissez, et déjà, tu lui sors le grand jeu du Krétin de première classe. Manque plus que la bataille d'oreillers.
Hé-ben, voilà, c'est complet.
Tu ne pourrais pas lui proposer de la rejoindre dans le bain à remous plutôt ? Je ne l'ai pas installé pour rien, ce jacuzzi, qui prend toute la place dans le jardin.
-Mais, j'allais le lui proposer, qu'est ce que tu crois. Et après ? Je verrais bien une blonde, après, pour changer.
On n'en est pas à APRES, Krétin ! C'est pas encore gagné, tu connais le dicton : il ne faut pas vendre la peau de l'ours…
Qu'est ce que tu fais Krétin ? C'est comme ça que tu la rejoins dans le jacuzzi ?
-T'occupe, je sais ce que j'ai à faire.
Bon, admettons, que je n'ai rien dit.
-Et le baiser langoureux qui déclenche tout. Tu l'avais oublié celui-la ? C'est pourtant bien toi qui me l'a appris, le mode d'emploi.
Ah, parce que tu comptes conclure ce soir, mon Krétin.
-Un peu que j'y compte !
-Je suis un champion, je suis un champion, je suis, je suis, je suis un champion !
Et le triomphe modeste, avec ça.
Je ne voudrais pas jouer les rabat-joie, Hamon Krétin. Mais tu vas y passer la nuit, dans la baignoire ? T'entends pas le doux chant du tacot qui t'appelle ? C'est pourtant pas faute qu'il insiste, le chauffeur.
-Ah, oui, le tacot. Je l'avais oublié celui-la. Des fois, je me demande à quoi je pense.
Des fois ? Moi, je me demande toujours à quoi tu penses. Et des fois, je préfèrerais ne pas le savoir.
10 janvier 2005
B5. C'est guignol...
Hamon Krétin, lève-toi vite, ton collègue Laurent Marquès est venu te rendre une petite visite.
-Le guignol ?
Oui, le guignol. Ne le fais pas attendre.
Hamon médite : J'ai pas eu le temps de faire ma toilette. Espérons que Laurent ne s'en apercevra pas, il serait capable d'en faire des ragots. Je vais essayer de détourner son attention.
-Dis-donc, Laurent, t'as regardé le match de tennis à la télé, hier soir ? Il s'est bien défendu, l'écossais.
-Benoît ?
-Ouais, Benoît Pasquier qui se ballade en kilt. T'as remarqué son jeu de jambes ?
Hamon, je crois qu'il a remarqué... Tu peux lui dire au-revoir, maintenant.
-Meuh-non, il a pas remarqué. Il y connaît rien, en tennis.
Je te parle pas de ça ! Dis-lui au-revoir, va, ça vaut mieux.
Bon, il est parti, Hamon Krétin. Qu'est ce que tu attends pour prendre ta douche ? Ca fait une heure que tu lambines sur ce canapé. Lève tes fesses et va te laver.
-Ca sert plus à rien, puisqu'il est parti.
Ca sert à être propre, Krétin !
Rha, celui-la, depuis qu'il peut plus prendre de bain à bulles, la salle de bain l'attire de moins en moins. Je n'en dirai pas autant du bar…
Hamon Krétin, maintenant que tu as bien remplie ta vessie quand tu iras la vider, tu en profiteras pour prendre ta douche ! Combien de fois faudra-t-il te le répéter ?
-Voilà, c'est fait ! J'ai même nettoyé la douche sans que tu me le demandes, je te signale. Qu'est ce qu'on dit ?
Qu'est ce que tu veux que je te dise ? C'est bien, mon Krétin, mais c'est quand même TA douche, c'est toi qui te laves dedans, pas moi. Je me demande pourquoi je leur ai embauché une femme de ménage. Depuis qu'ils en ont une, ils n'ont jamais autant briqué.
-Et je te ferai remarquer que j’ai nettoyé, de moi-même, l’eau que j’ai mise partout par-terre en prenant ma douche.
De mieux en mieux, mon Krétin. Mais tu sais ce que ça veut dire ? Il va falloir faire quelques petites réparations.
-Rha, cochonnerie de douche qu’arrête pas de fuir ! Enfin, faut voir le bon côté des choses, ça m'aura toujours permis de marquer un point en mécanique. Qu'est ce que t'en dit ?
J'en dis que tu fais preuve d'une grande sagesse, mon Krétin, tu n'as même pas rouspété, ou si peu. On peut savoir ce qui te rend si philosophe, aujourd’hui ?
-Devine !
-Aaaah, je l’ai pas volé, celui-là !
Ne fais pas cette tête, Raquel Krétine. Je sais, tu aimerais bien qu’il s’intéresse à toi, mais il te considère comme sa sœur. Il faudrait lui montrer que tu es une femme séduisante. Qu'a-t-il besoin d'aller chercher ailleurs ce qu'il a sous la main ? Enfin, autant qu'il fasse ses frasques avant que ça ne devienne sérieux entre vous. Parce que j'y compte bien, il est fait pour toi, ce Krétin, comme tu es faite pour lui, ma Krétine.
J’ai un plan machiavélique. Je t’emmène en ville. Qu’est ce que tu en dis ?.
-OUUUAIS !!!
Nous avons passés l’après-midi et la soirée à vider les boutiques. Et c’était pourtant pas les soldes ! Mais en rentrant, sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller Hamon…








































































